Haïti : vers une solution constitutionnelle, consensuelle et haïtienne
LEMONDE.FR | 27.12.10
"Si l'on voit où les bonnes têtes ont mené la France, a écrit le comte de Mirabeau, il ne serait pas mauvais d'essayer les mauvaises." Dans le cas d'Haïti, il sied d'inverser cette citation et se dire de préférence, si l'on voit où les mauvaises têtes, incluant la Minustah, ont mené ce pays, il serait temps d'essayer les bonnes. Pari fort risqué cependant que de croire qu'après une course bicentenaire vers le quai du désastre et de la tragédie, il serait encore possible de recruter une bonne tête parmi l'élite politique et créole haïtienne. Une tête bien faite et unificatrice, capable de forger un vivre ensemble, de fédérer les énergies, les talents et l'intelligence collective autour d'un nouveau contrat social.
Pour trouver une solution constitutionnelle à la présente crise, il faut une figure politique d'envergure, susceptible d'instituer une opposition d'alternance et de gouvernement face à la constellation formée par le parti Unité. Autrement dit, la solution à la crise haïtienne suppose comme préalable un leadership fédérateur d'une opposition fragmentée et, de surcroît, terrifiée par l'idée d'affronter un adversaire coriace supposément impopulaire mais, de toute évidence, mieux organisé et craint. Qui a raflé 60 % des élus du premier tour à la chambre des députés sans susciter, paradoxe haïtien, trop de contestation. Par-delà ce paradoxe, comment expliquer le désarroi de l'opposition quant Madame Mirlande Manigat dispose d'une avance quasi-irrécupérable sur l'ennemi commun qu'est le Parti Inité ?
De l'impératif d'un leadership fédérateur de l'opposition comme préalable à une solution constitutionnelle de la crise haïtienne
"Tout le monde veut gouverner, personne ne veut être citoyen. Où est donc la cité" comme lieu du bien commun et du vivre ensemble, s'interrogea le Montagnard Louis Antoine de Saint-Just ? Tel est donc le paradoxe comportemental, fondateur de la suite ininterrompue de crises politiques haïtiennes. Telle est également l'une des causes du destin tragique imposé au peuple haïtien depuis 206 ans de gouvernance créole et depuis 6 ans de tutelle onusienne. Il y a donc lieu de se poser la question suivante : si tous les membres de l'opposition veulent se faire élire président à un hypothétique second tour de scrutin, où est donc la cité haïtienne, c'est à dire "le bien commun" et le "vivre ensemble" ? Pourtant, ceux-ci devaient l'emporter sur les divisions et ambitions présidentielles des membres de l'opposition. Ne sommes-nous pas sommés par les circonstances exceptionnelles qui sont celles d'Haïti de faire preuve de civisme, d'abnégation, de patriotisme, de désintéressement, de pragmatisme et de maturité politique ? Où est l'avatar haïtien de Nelson Mandela ou de Charles De Gaule ou encore de Thomas Jefferson ? L'opposition compte-t-elle dans ses rangs des descendants de Dessalines et de Toussaint Louverture ? Sommes-nous dignes de l'héritage de ces Titans de l'épopée de l'indépendance ? On peut en douter.
Autrement, on aurait consenti les sacrifices requis pour ériger le vivre ensemble et le bien commun en principes directeurs des actions à envisager. Une issue constitutionnelle à la crise est encore possible, pour peu que l'opposition s'y investisse. N'est-ce pas vrai que le mot crise juxtapose en chinois deux caractères, qui signifient respectivement "menaces'' et "opportunités''. La présente crise n'offre-t-elle pas une opportunité abyssale d'instituer une opposition d'alternance et de gouvernement ; et ceci, en lieu et place des groupuscules insignifiants qui polluent l'écosystème politique haïtien ? Il manque l'essentiel : une figure politique d'envergure et fédératrice.
Une opposition unifiée autour d'un leadership fédérateur ferait fondre tout avantage virtuel ou réel du parti présidentiel au second tour
L'émergence d'un leadership fédérateur de l'opposition face au parti Inité dans le cadre d'un second tour sous la codirection opérationnelle de la communauté internationale, éliminerait tout avantage virtuel ou réel dont disposerait Inité sur le terrain. Cela aurait permis à l'opposition unifiée de gagner les législatives et d'ainsi prévenir une cohabitation obligée avec son adversaire. C'est ici que le dicton chinois selon lequel "lorsque les hommes travaillent ensemble, les montagnes se changent en or", s'avère plus que pertinent. Voilà une occasion en or pour l'opposition haïtienne d'expérimenter cette citation d'Henry Ford : "se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est la réussite."
La présente crise n'offre-t-elle pas l'occasion à l'opposition haïtienne de travailler ensemble contre l'ennemi commun qu'est l'Inité? Cela est d'autant plus indiqué que son poids électoral représente plus de 75 % du vote exprimé au premier tour. Que l'opposition paraphrase Ronald Reagan et se dise: "si ce n'est pas nous, c'est qui ? Et si ce n'est pas maintenant, c'est quand ?" Si ce n'est pas maintenant, ce sera trop tard pour une opposition myope et divisée. À trois au second tour, ils triplent les chances de Jude Célestin de l'emporter ; A 18, ils la décuplent. Pourtant, une opposition fédérée et unifiée aurait certainement congédié le prévalisme, une doctrine anarchopopuliste aux rendements négatifs. Du coup, une telle opposition se transformerait en une institution prééminente, capable de canaliser et d'optimiser les inputs de la communauté internationale et d'en dégager la meilleure synergie possible.
En tant que doyenne de l'opposition et meneuse au premier tour, Mirlande Manigat peut-elle s'avérer la figure fédératrice de l'opposition face à Inité au Second tour ?
La solution préconisée ci-dessus est porteuse d'un nouveau paradigme en matière de gestion de crises et de conflits en Haïti. Un paradigme axé sur le dialogue intra-haïtien, sur la quête du compromis, du consensus, de la réconciliation, du bien commun et d'un meilleur vivre ensemble. Ce serait là l'étincelle d'une dynamique vertueuse et transformationnelle. À l'instinct politique et au pragmatisme du président Préval, l'opposition doit opposer le civisme et un pragmatisme politique plus redoutable. Là encore, Saint-Just s'avère inspirant lorsqu'il dit, parlant de son temps, que "la tragédie est la politique." Selon lui, "le peuple n'a qu'un ennemi dangereux, c'est son gouvernement." En Haïti, c'est aussi l'opposition, le CEP et peut-être la Minustah. C'est ici que se pose dans toute son acuité la problématique d'un Mandela haïtien. Sans incarner le leadership requis, Mme Manigat, gagnante du premier tour, demeure une alternative en tant que doyenne de l'opposition. Pour peu que cette dernière s'affranchisse de sa myopie historique et privilégie le primat du bien commun et non de l'esprit partisan, elle peut transformer la présente crise en un pont d'or vers un meilleur avenir collectif en Haïti. A suivre.
mardi 28 décembre 2010
mercredi 22 décembre 2010
Nos Voeux !
Nos Voeux !
par Daly Valet
C'est Noël ! Avec ses surprises. Ses plaisirs interdits. Ses péchés mignons. Ses heures d’enivrement permises. Ses fanaux aux mille couleurs. Ses cadeaux. Ses retrouvailles en famille. Ses chansons circonstanciées qui refusent de vieillir. Ses guirlandes de fleurs. Ses sapins flamboyants. Ses crèches qui nous transportent dans le mystère de la nativité. Ses salons endimanchés. C’est toute une époque. Elle excite. Elle envoûte. Bon gré, mal gré.
C’est Noël ! Et c’est aussi Haïti. La même depuis un certain temps. Dans tous ses états. Empêtrée qu’elle est dans les méandres caverneux de la mal gouvernance. Il y a l’Haïti d’hier avec ses misères et ses délices et celle d’aujourd’hui qui semble n’avoir, à offrir à son peuple, que les crises politiques à répétition, le black-out systématique, son cholera importé et ses pénuries de toute sorte. Pénurie d’essence en pleine saison de Noël ! Nos dirigeants ? Ceux-là qui sont justement payés par les contribuables pour penser, planifier, prévoir et résoudre des problèmes semblent avoir abdiqué. La délicate tâche de gouverner parait les dépasser, trop occupés sans doute dans les petites besognes de la basse politique. Haïti est comme devenue le monde de l’absence. Des absences, dirions-nous. Il nous manque un peu de tout pour être un pays ou pour en redevenir un.
Papa et maman n’ont apparemment pas les mots pour nous expliquer le crash. La déchéance. Ils ont connu une Haïti, certes pauvre et modeste, mais qui est loin de ressembler à celle qu’on livre, par les temps qui courent, en pâture aux renards, aux vautours et à la risée du reste du monde. La boîte noire du crash est peut-être quelque part. Dans notre culture. Nos mœurs. Nos valeurs. Notre système éducatif. Nos politiques. Notre vision du monde et de la patrie. Les générations présentes doivent se retrousser les manches et se serrer la ceinture pour aller la récupérer. Sans ce travail savant de repérage, de déchiffrement, la mère-patrie peinera encore longtemps à se relever de ses déboires.
Le plus dur défi pour un peuple martyr, c’est de pouvoir se libérer des démons aux origines de sa descente aux enfers. Nous ne saurions faire l’économie d’une profonde introspection, d’un retour critique sur nous-mêmes, si nous nous proposons vraiment d’édifier enfin un vrai pays. La grande catharsis est inévitable. Tout grand nettoyage requiert un grand déballage préalable. Le marronnage, le faire-semblant ne peuvent plus continuer à donner forme à nos paroles et à nos actes.
Que n’avions-nous galvaudé et perverti ? Que reste-t-il d’authentique dans notre compréhension et notre mise en pratique des idées de nation, de communauté, de démocratie, d’élection, de construction et de reconstruction, de modernisation, de gestion, de dirigeants, de ville, de salubrité, de république et de souveraineté ? De la caricature. Rien que de la caricature aberrante.
Nous devrons d’abord commencer par être sérieux avec et envers nous-mêmes avant de pouvoir bien saisir le sérieux des grandes idées de la modernité. Ça fend le cœur que les fêtes de fin d’année nous surprennent abasourdis, anxieux, peureux, enveloppés de mauvais draps, affamés et sans un toit pour des milliers d’entre nous depuis le séisme. Pourtant, pour la santé de l’esprit, fêter entre amis, en famille et célébrer le Ciel, s’imposent comme une exigence du moment. Malgré tout. Fêter à sa façon. À la mesure du portefeuille personnel et familial.
Il faudra surtout faire la trêve entre nous, passer l’éponge là où il le faut, pour le renouveau. Même s’il se révélera un exercice pénible de vouloir sourire de gaieté de cœur et de se laisser aller sans se grincer les dents à la bonhomie et l’humeur bon enfant de Papa Noël, il faudra sourire quand même. Et se dire tous en chœur: joyeux Noël !
D.V.
par Daly Valet
C'est Noël ! Avec ses surprises. Ses plaisirs interdits. Ses péchés mignons. Ses heures d’enivrement permises. Ses fanaux aux mille couleurs. Ses cadeaux. Ses retrouvailles en famille. Ses chansons circonstanciées qui refusent de vieillir. Ses guirlandes de fleurs. Ses sapins flamboyants. Ses crèches qui nous transportent dans le mystère de la nativité. Ses salons endimanchés. C’est toute une époque. Elle excite. Elle envoûte. Bon gré, mal gré.
C’est Noël ! Et c’est aussi Haïti. La même depuis un certain temps. Dans tous ses états. Empêtrée qu’elle est dans les méandres caverneux de la mal gouvernance. Il y a l’Haïti d’hier avec ses misères et ses délices et celle d’aujourd’hui qui semble n’avoir, à offrir à son peuple, que les crises politiques à répétition, le black-out systématique, son cholera importé et ses pénuries de toute sorte. Pénurie d’essence en pleine saison de Noël ! Nos dirigeants ? Ceux-là qui sont justement payés par les contribuables pour penser, planifier, prévoir et résoudre des problèmes semblent avoir abdiqué. La délicate tâche de gouverner parait les dépasser, trop occupés sans doute dans les petites besognes de la basse politique. Haïti est comme devenue le monde de l’absence. Des absences, dirions-nous. Il nous manque un peu de tout pour être un pays ou pour en redevenir un.
Papa et maman n’ont apparemment pas les mots pour nous expliquer le crash. La déchéance. Ils ont connu une Haïti, certes pauvre et modeste, mais qui est loin de ressembler à celle qu’on livre, par les temps qui courent, en pâture aux renards, aux vautours et à la risée du reste du monde. La boîte noire du crash est peut-être quelque part. Dans notre culture. Nos mœurs. Nos valeurs. Notre système éducatif. Nos politiques. Notre vision du monde et de la patrie. Les générations présentes doivent se retrousser les manches et se serrer la ceinture pour aller la récupérer. Sans ce travail savant de repérage, de déchiffrement, la mère-patrie peinera encore longtemps à se relever de ses déboires.
Le plus dur défi pour un peuple martyr, c’est de pouvoir se libérer des démons aux origines de sa descente aux enfers. Nous ne saurions faire l’économie d’une profonde introspection, d’un retour critique sur nous-mêmes, si nous nous proposons vraiment d’édifier enfin un vrai pays. La grande catharsis est inévitable. Tout grand nettoyage requiert un grand déballage préalable. Le marronnage, le faire-semblant ne peuvent plus continuer à donner forme à nos paroles et à nos actes.
Que n’avions-nous galvaudé et perverti ? Que reste-t-il d’authentique dans notre compréhension et notre mise en pratique des idées de nation, de communauté, de démocratie, d’élection, de construction et de reconstruction, de modernisation, de gestion, de dirigeants, de ville, de salubrité, de république et de souveraineté ? De la caricature. Rien que de la caricature aberrante.
Nous devrons d’abord commencer par être sérieux avec et envers nous-mêmes avant de pouvoir bien saisir le sérieux des grandes idées de la modernité. Ça fend le cœur que les fêtes de fin d’année nous surprennent abasourdis, anxieux, peureux, enveloppés de mauvais draps, affamés et sans un toit pour des milliers d’entre nous depuis le séisme. Pourtant, pour la santé de l’esprit, fêter entre amis, en famille et célébrer le Ciel, s’imposent comme une exigence du moment. Malgré tout. Fêter à sa façon. À la mesure du portefeuille personnel et familial.
Il faudra surtout faire la trêve entre nous, passer l’éponge là où il le faut, pour le renouveau. Même s’il se révélera un exercice pénible de vouloir sourire de gaieté de cœur et de se laisser aller sans se grincer les dents à la bonhomie et l’humeur bon enfant de Papa Noël, il faudra sourire quand même. Et se dire tous en chœur: joyeux Noël !
D.V.
Bill Clinton, ôtez-vous de notre soleil !
Bill Clinton, ôtez-vous de notre soleil !
Jean Erich René
17 décembre 2010
Les interventions de Bill Clinton en Haiti ne font que nous enterrer davantage dans la misère et l’anarchie. En effet, depuis les années 1990 ce Chef d’Etat américain, suite au coup d’Etat militaire, a imposé un embargo sur notre pauvre pays, réduisant son économie à sa plus simple expression. Il a bloqué la contrepartie américaine des recettes de la Teleco pour la canaliser au profit de Jean Bertrand Aristide et de sa clique pour un exil doré. Nous savons tous que la Teleco représente l’un des poumons économiques de l’Etat haitien. Alors on peut s’imaginer le tort considérable fait à la nation haitienne en ce qui concerne l’importation des produits de première nécessité. Il s’en suit une dévaluation de la gourde haitienne, un déficit de notre balance commercial, une augmentation subséquente de la dette externe. Depuis nous assistons à la la mort lente mais réelle d’Haiti.
Usant de son pouvoir de Président de la plus grande puissance du Monde envers le pays le plus pauvre de l’hémisphère, Bill Jeffeerson Clinton a fait débarquer en Haiti 20.000 soldats américains pour restaurer Jean Bertrand Aristide dans sa fonction. Il a mis en déroute notre Armée fondatrice de cette Nation et par ricochet cautionné sa perte. Dès lors la famille Clinton devient propriétaire d’entreprises très lucratives en Haiti. On assiste à la mort lente de la Teleco qui s’est nuclérarisée en diverses compagnies privées jusqu’à sa vente définitive à une soi-disant compagnie vietnamienne. N’est-ce pas Bill qui a conseillé à Aristide de suspendre la production de riz de l’Artibonite en accordant le monopole de la vente de riz à une compagnie de l’Arkansas , un Etat américain dont il fut autrefois le Gouverneur.
Il est important de souligner qu’avec la disparition des FAD’H, Jean Bertrand Aristide s’est révélé le dictateur le plus féroce d’Haiti. Il est étonnant de constater que peu de temps après Mireille Durocher Bertin a été fusillée à la Rue Robin sans éveiller la mondre critique du Gouvernement américain ordinairement si soucieux du climat de sécurité en Haïti. Jusqu’à présent l’Administration de Barack Obama n’arrive pas à mettre la main sur les données comptables justifiant l’octroi des 4 milliards de dollars à Haiti durant les deux mandats de Bill Clinton. Nous savons qu’un Hopital a été construit pour traiter le SIDA au Plateau Central mais cela ne suffit pas. Terry F. Birss, auteur de "Haiti dans la balance" traduit l’échec de l’aide étrangère en Haiti de la façon suivante: "Cela devient une grande jarre à biscuits pour les personnes à leurs propres profits."
Qui s’amène, suite aux tragédies qui ont subséquemment frappé Haiti durant l’année 2010 à savoir : Tremblement de terre, Choléra ? Notre chantre de malheur Bill Clinton qui s’installe en Haiti pour aggraver la note. Avec la complicité du Président René Préval et l’aide de sa femme Hilary Clinton, Secrétaire d’Etat au Département des Affaires Etrangères, il devient le Directeur de la CIRH ou Commission Intérimaire de Reconstruction d’Haïti. Il est décevant de constater que depuis son intronisation comme co-président de la CIRH, personne n’a eu vent des transactions effectuées au nom d’Haiti. Aucune structure matérielle n’a encore été implantée nulle part en Haiti, comme témoin des actions entreprises par Bill Clinton pour la Reconstruction de la République d’Haïti.
Grande est notre surprise cette semaine d’apprendre qu’une voix féminine dissidente, s’est soulevée à St Domingue au cours d’une réunion de la CIRH où le PM Jean Max Bellerive était présent, pour déclarer au monde entier que le Gouvernement haitien ne joue qu’un rôle de comparse au sein de la CIRH en spécifiant que:
- les compagnies sont choisies sans appel d’offres,
- les montants sont fixés et décaissés à l’insu et sans le consentement du Gouvernement,
- les projets sont déterminés suivant les grés des compagnies choisies par Bill Clinton
Comme pour se racheter, Bill Clinton qui s’est retranché dans un Hôtel de Santo Domingo, depuis le scandale des élections du 28 Novembre 2010 pour se mettre à l’abri des émeutes populaires, est rentré rapidement en Haiti pour cautionner le recomptage des votes. Cette décision malhonnête vise à conforter la décision arbitraire du Président Préval en vue d’assurer sa continuité au pouvoir. Bill Clinton s’en fout éperdument du sort de ce petit pays de nègres dirigé par un apprenti dictateur prêt à vendre son âme au diable pour garder le pouvoir. Bill et Hilary sont prêts à tout cautionner pour tirer leurs marrons du feu. La reconstruction d’Haïti nous réserve de désagréables surprises, si l’on se réfère aux témoignages convaincants des expériences malheureuses vécues avec la reconstruction en Iraq qui selon Joy Gordon est un échec total. Oyez !
*Selon le GAO report, les Américaims projetaient de construire 150 Centres Médicaux en Iraq. Après avoir dépensé 186 millions de dollars, 6 Centres seulement ont été achevés. Les équipements livrés étaient défectueux et laissés dans les entrepots.(Reference : GAO Report, rapport No 05-876, Washington, 6 février 2007. ) Témoignage de M. Stuart W Bowen Jr. Inspecteur spécial général pour la reconstruction de l’Irak ( 28 septembre 2006)
*72 millions de dollars étaient destinés à la construction d’un Institut de Formation des Policiers à Bagdad. Selon les propos de M. Stuart W. Bowen Jr, datés du 18 Janvier 2007:" Le programme gouvernemental destiné à garantir la qualité des travaux a été totalement incapable de contrôler la prestation de l’entrepreneur."
*Selon le Rapport daté de Septembre 2004 de Bahreïn sur les déboursés en faveur de l’Irak durant la période allant du 1er Janvier 2004 au 28 Juin 2004:" Le Dossier des 37 contrats totalisant 185 millions de dollars restent introuvables. 111 cas de prestations fournies aux termes de contrat n’ont jamais été honorés tandis que les sommes investies se sont volatilisées."
*Henry A. Waxman dans son rapport daté du 10 Mars 2006 adressé aux élus Démocrates du House Government Reform Comitee, Washington DC, a révélé que Kellog, Brown Root (KBR), filiale de la Compagnie Halliburton, n’a pas respecté les lois relatives aux contrats aux USA en exagérant les coûts d’exécution. Cette anomalie n’a pas empêché le renouvellement des contrats de cette compagnie ni leur élargissement. La construction de l’Hopital Al-Hallah au sud de Bagdad n’a pas été achevée tandis que le fonctionnaire américain chargé du projet a cautionné la fin des travaux selon Sirgir, rapport No 05-023KL, Managment of RRRP, contracts in South Central Iraq, Janvier 2006.
Si l’on se réfère aux fraudes et aux prévarications qui entâchent les contrats lucratifs accordés en Iraq à des Sociétés américaines bidons, nous avons de sérieux doutes sur la nouvelle expérience que nous venons d’entamer sur les ailes de l’Aigle avec le fameux pilote Bill Clinton et son co-pilote Hilary Clinton, son épouse.
Le fiasco américain en Irak préfigure l’échec de la Reconstruction d’Haiti. Des contrats juteux sont accordés mais rien n’a encore été concrétisé sur le terrain. Bizarre, c'est la crainte que vient de formuler cette semaine la représentante du Gouvernement de Préval à la réunion de Santo Domingo. Déjà des médicaments et de la nourriture sont distribués par 10.000 Groupes d’exécutants, de véritables Trous Ronds Sans Fonds. Pour l’Histoire nous prenons notre courage à deux bras pour crier, au péril de notre vie, que l’Administration Américaine, par sa philosophie désastreuse de l’aide, a transformé à souhait la Terre de Dessalines en une République des ONG. " Mourir est beau pour la Patrie". En cette pénible circonstance, nous rééditons le cri de Diogène, ce philosophe retranché dans un tonneau afin de prendre ses distances avec ce monde corrompu,i chassait l'émissaire du Roi lui apportant son aide pourrie en disant: Bill Clinton, ôtez-vous de notre soleil, vous ne brillez pas par votre esprit, bien au contraire !
Jean Erich René
17 décembre 2010
Les interventions de Bill Clinton en Haiti ne font que nous enterrer davantage dans la misère et l’anarchie. En effet, depuis les années 1990 ce Chef d’Etat américain, suite au coup d’Etat militaire, a imposé un embargo sur notre pauvre pays, réduisant son économie à sa plus simple expression. Il a bloqué la contrepartie américaine des recettes de la Teleco pour la canaliser au profit de Jean Bertrand Aristide et de sa clique pour un exil doré. Nous savons tous que la Teleco représente l’un des poumons économiques de l’Etat haitien. Alors on peut s’imaginer le tort considérable fait à la nation haitienne en ce qui concerne l’importation des produits de première nécessité. Il s’en suit une dévaluation de la gourde haitienne, un déficit de notre balance commercial, une augmentation subséquente de la dette externe. Depuis nous assistons à la la mort lente mais réelle d’Haiti.
Usant de son pouvoir de Président de la plus grande puissance du Monde envers le pays le plus pauvre de l’hémisphère, Bill Jeffeerson Clinton a fait débarquer en Haiti 20.000 soldats américains pour restaurer Jean Bertrand Aristide dans sa fonction. Il a mis en déroute notre Armée fondatrice de cette Nation et par ricochet cautionné sa perte. Dès lors la famille Clinton devient propriétaire d’entreprises très lucratives en Haiti. On assiste à la mort lente de la Teleco qui s’est nuclérarisée en diverses compagnies privées jusqu’à sa vente définitive à une soi-disant compagnie vietnamienne. N’est-ce pas Bill qui a conseillé à Aristide de suspendre la production de riz de l’Artibonite en accordant le monopole de la vente de riz à une compagnie de l’Arkansas , un Etat américain dont il fut autrefois le Gouverneur.
Il est important de souligner qu’avec la disparition des FAD’H, Jean Bertrand Aristide s’est révélé le dictateur le plus féroce d’Haiti. Il est étonnant de constater que peu de temps après Mireille Durocher Bertin a été fusillée à la Rue Robin sans éveiller la mondre critique du Gouvernement américain ordinairement si soucieux du climat de sécurité en Haïti. Jusqu’à présent l’Administration de Barack Obama n’arrive pas à mettre la main sur les données comptables justifiant l’octroi des 4 milliards de dollars à Haiti durant les deux mandats de Bill Clinton. Nous savons qu’un Hopital a été construit pour traiter le SIDA au Plateau Central mais cela ne suffit pas. Terry F. Birss, auteur de "Haiti dans la balance" traduit l’échec de l’aide étrangère en Haiti de la façon suivante: "Cela devient une grande jarre à biscuits pour les personnes à leurs propres profits."
Qui s’amène, suite aux tragédies qui ont subséquemment frappé Haiti durant l’année 2010 à savoir : Tremblement de terre, Choléra ? Notre chantre de malheur Bill Clinton qui s’installe en Haiti pour aggraver la note. Avec la complicité du Président René Préval et l’aide de sa femme Hilary Clinton, Secrétaire d’Etat au Département des Affaires Etrangères, il devient le Directeur de la CIRH ou Commission Intérimaire de Reconstruction d’Haïti. Il est décevant de constater que depuis son intronisation comme co-président de la CIRH, personne n’a eu vent des transactions effectuées au nom d’Haiti. Aucune structure matérielle n’a encore été implantée nulle part en Haiti, comme témoin des actions entreprises par Bill Clinton pour la Reconstruction de la République d’Haïti.
Grande est notre surprise cette semaine d’apprendre qu’une voix féminine dissidente, s’est soulevée à St Domingue au cours d’une réunion de la CIRH où le PM Jean Max Bellerive était présent, pour déclarer au monde entier que le Gouvernement haitien ne joue qu’un rôle de comparse au sein de la CIRH en spécifiant que:
- les compagnies sont choisies sans appel d’offres,
- les montants sont fixés et décaissés à l’insu et sans le consentement du Gouvernement,
- les projets sont déterminés suivant les grés des compagnies choisies par Bill Clinton
Comme pour se racheter, Bill Clinton qui s’est retranché dans un Hôtel de Santo Domingo, depuis le scandale des élections du 28 Novembre 2010 pour se mettre à l’abri des émeutes populaires, est rentré rapidement en Haiti pour cautionner le recomptage des votes. Cette décision malhonnête vise à conforter la décision arbitraire du Président Préval en vue d’assurer sa continuité au pouvoir. Bill Clinton s’en fout éperdument du sort de ce petit pays de nègres dirigé par un apprenti dictateur prêt à vendre son âme au diable pour garder le pouvoir. Bill et Hilary sont prêts à tout cautionner pour tirer leurs marrons du feu. La reconstruction d’Haïti nous réserve de désagréables surprises, si l’on se réfère aux témoignages convaincants des expériences malheureuses vécues avec la reconstruction en Iraq qui selon Joy Gordon est un échec total. Oyez !
*Selon le GAO report, les Américaims projetaient de construire 150 Centres Médicaux en Iraq. Après avoir dépensé 186 millions de dollars, 6 Centres seulement ont été achevés. Les équipements livrés étaient défectueux et laissés dans les entrepots.(Reference : GAO Report, rapport No 05-876, Washington, 6 février 2007. ) Témoignage de M. Stuart W Bowen Jr. Inspecteur spécial général pour la reconstruction de l’Irak ( 28 septembre 2006)
*72 millions de dollars étaient destinés à la construction d’un Institut de Formation des Policiers à Bagdad. Selon les propos de M. Stuart W. Bowen Jr, datés du 18 Janvier 2007:" Le programme gouvernemental destiné à garantir la qualité des travaux a été totalement incapable de contrôler la prestation de l’entrepreneur."
*Selon le Rapport daté de Septembre 2004 de Bahreïn sur les déboursés en faveur de l’Irak durant la période allant du 1er Janvier 2004 au 28 Juin 2004:" Le Dossier des 37 contrats totalisant 185 millions de dollars restent introuvables. 111 cas de prestations fournies aux termes de contrat n’ont jamais été honorés tandis que les sommes investies se sont volatilisées."
*Henry A. Waxman dans son rapport daté du 10 Mars 2006 adressé aux élus Démocrates du House Government Reform Comitee, Washington DC, a révélé que Kellog, Brown Root (KBR), filiale de la Compagnie Halliburton, n’a pas respecté les lois relatives aux contrats aux USA en exagérant les coûts d’exécution. Cette anomalie n’a pas empêché le renouvellement des contrats de cette compagnie ni leur élargissement. La construction de l’Hopital Al-Hallah au sud de Bagdad n’a pas été achevée tandis que le fonctionnaire américain chargé du projet a cautionné la fin des travaux selon Sirgir, rapport No 05-023KL, Managment of RRRP, contracts in South Central Iraq, Janvier 2006.
Si l’on se réfère aux fraudes et aux prévarications qui entâchent les contrats lucratifs accordés en Iraq à des Sociétés américaines bidons, nous avons de sérieux doutes sur la nouvelle expérience que nous venons d’entamer sur les ailes de l’Aigle avec le fameux pilote Bill Clinton et son co-pilote Hilary Clinton, son épouse.
Le fiasco américain en Irak préfigure l’échec de la Reconstruction d’Haiti. Des contrats juteux sont accordés mais rien n’a encore été concrétisé sur le terrain. Bizarre, c'est la crainte que vient de formuler cette semaine la représentante du Gouvernement de Préval à la réunion de Santo Domingo. Déjà des médicaments et de la nourriture sont distribués par 10.000 Groupes d’exécutants, de véritables Trous Ronds Sans Fonds. Pour l’Histoire nous prenons notre courage à deux bras pour crier, au péril de notre vie, que l’Administration Américaine, par sa philosophie désastreuse de l’aide, a transformé à souhait la Terre de Dessalines en une République des ONG. " Mourir est beau pour la Patrie". En cette pénible circonstance, nous rééditons le cri de Diogène, ce philosophe retranché dans un tonneau afin de prendre ses distances avec ce monde corrompu,i chassait l'émissaire du Roi lui apportant son aide pourrie en disant: Bill Clinton, ôtez-vous de notre soleil, vous ne brillez pas par votre esprit, bien au contraire !
mardi 23 novembre 2010
Impact du cholera sur l’agriculture haïtienne
Impact du cholera sur l’agriculture haïtienne
William Michel
Parler d’impact du cholera sur l’agriculture revient á parler des conséquences économiques de la maladie sur l’agriculture. Parler d’impact du cholera revient aussi á parler des mesures de mitigations envisagées pour corriger les effets négatifs de l’impact sur l’agriculture. Pour pouvoir parler des impacts du cholera sur l’agriculture, il faut connaître le virus, son habitat, son mode de propagation, les responsabilités du contaminateur parce que le virus se trouve dans le champs d’existence même des agriculteurs et des travailleurs agricoles haïtiens en particulier et de la population en général
1-Apparition de la maladie et mise en contexte
Il faut comparer la date du19 octobre de l’apparition du cholera en Haïti au « Night Eleven » du World Trade Center á New York qui a fait changer du tout au tout les conditions mondiales de sécurité . A partir d’aujourd’hui le cholera exige de la MINUSTHA, des Nations Unies et du gouvernement haïtien qu’ils revoient leur laboratoire d’ONG et se tournent vers l’institutionnalisation du pays et vers les grands travaux d’assainissement du territoire.
L’épidémie du cholera a éclaté seulement dans le pays le 18-19 octobre 2010 dans la région du Bas Plateau central et dans l’Artibonite, le long du fleuve du même nom. Son lieu d’apparition nous rappelle cyniquement l’origine de la peste porcine africaine (PEPADEP), la nouvelle maladie du porc « le Techens ou reins cassés » qui a débuté également dans le bas Artibonite et pour laquelle on n’a pas trouvé encore de vaccins.
Un mois après, même si du point de vue de contagiosité et de morbidité de la maladie, le cholera se révèle extrêmement grave avec mille trois cent soixante quinze décès déclarés et cinquante mille personnes contaminées , du point de vue agriculture, les impacts sont loin d’être visibles. Le cycle de production le plus court d’une plante agricole, l’épinard, prend un mois. Les légumes qui sont les cultures les plus exposées au cholera sont cultivés entre septembre á mars. Normalement ce mois ci, on devrait être au stade de pépinière. Certes, la multiplicité des écosystèmes agricoles permet la culture des légumes selon les endroits á d’autres époques de l’année et il peut arriver que la récolte de certains légumes coïncident avec l’apparition du cholera. Pour d’autres cultures comme le riz et le mazoubelle qui ont les pieds dans l’eau, leur cycle de production s’étend respectivement sur des périodes allant de quatre á neuf mois et se cultivent toute l’année. Le cresson n’a pas seulement les pieds dans l’eau, il vit dans l’eau, et se conserve dans l’eau même après récolte.
En dehors des plantes il y a dans l’aviculture, l’élevage des canards et des oies qui ont besoin de l’eau comme habitat préférentiel. Il y a les poissons et les fruits de l’eau comme la crevette, la tortue, les « sirik », les crabes, et éventuellement les fruits de mer comme le lambi, le homard, les huitres, les ,les crevettes marines qui sont péchés dans les eaux salines ou dans les mangroves qui représentent des niches écologiques privilégiées pour la reproduction de ces espèces ..Le caractère saumâtre de l’eau de ces écosystèmes représente aussi un milieu de choix pour le développement du vibrion cholerae.
Notons que le cholera est une maladie qui attaque exclusivement l’homme et qu’il n’empêche pas l’exploitation agricole de ces plantes ou de ces animaux qui vivent dans l’eau
Le cholera a un impact direct sur la commercialisation des produits de l’agriculture qui reviennent des rizières, des marais, des estuaires, des étangs, des lacs, des canaux d’irrigation ,des mangroves parce qu’ils sont souillés par le vibrion du cholera qui malheureusement semble s’étendre sur toutes les aires agricoles du pays.
Le système traditionnel de commercialisation des fruits et légumes, de la viande et des poissons dans le pays véhicule des dangers réels de propagation et de contamination du cholera á cause de la nature des ces produits qui exigent l’utilisation encore de l’eau pour garder leur fraicheur et pour ne pas perdre par transpiration trop d’eau qui diminuerait la valeur marchande de ces produits.
Le cholera a des impacts économiques direct sur le revenu des exploitants agricole parce que sa présence en Haïti crée deux nouveaux facteurs psychologiques locaux á savoir la stigmatisation des produits qui reviennent de l’eau et la peur des consommateurs pour tous ces produits sous la crainte qu’ils sont souillés par le vibrion cholerae.
Cette stigmatisation et cette peur psychologique sont réelles au niveau national parce que la population est informée de la contagiosité et de la morbidité de la maladie et dans certains endroits,elle observe avec leurs deux yeux la mort des concitoyens qui étaient pris au dépourvu par le microbe.
Cette peur et cette stigmatisation ont fait monter les coûts á la production des denrées agricole produites dans l’eau et ont fait baisser les revenus tirés de la vente de ces produits .Le cholera a pour effet d’augmenter la paupérisation de la classe des exploitants agricoles , et, étant la maladie des pauvres, des malnutris, elle affectera grandement la paysannerie haïtienne qui croupit depuis longtemps dans la misère abjecte de la pauvreté et de l’ignorance.
2-Connaissance du vibrion
Apprenons d’abord á connaître le virus avec le professeur émérite Christian Raccut du laboratoire National de Sante Publique, le docteur Jocelyne Louis de la direction de Promotion de la Sante et de la Protection de l’Environnement, le docteur Molière Pamphile, cette célébrité de l’ancienne direction division d’Hygiène Publique du MSPP »
2-1-Le microbe du cholera
Le cholera est une maladie qui attaque exclusivement l’homme. Il n’attaque ni les plantes ni les animaux. L’homme contacte la maladie en buvant l’eau et les aliments contaminés par les matières fécales des malades. Elle se développe dans l’intestin du malade dans un intervalle de 5 á 24 heures, après son ingestion. Elle provoque une diarrhée profuse cinquante á cent fois par jour .Si la personne n’est pas réhydratée rapidement et á temps, elle meurt. 75% des personnes infectées sont des porteurs sains qui disséminent la maladie partout où les conditions de misère règnent sans partage.
2-2-Habitat du vibrion
Le microbe du cholera vit dans les eaux á température ordinaire,. Il aime les eaux sales, les eaux dormantes, les eaux des égouts et des latrines , les eaux saumâtres des estuaires, des embouchures des lacs, les rizières, les eaux des puits artisanaux, les canaux d’irrigation etc.…
Le microbe tolère la chaleur jusqu'à 60 degré. Il est tué á la température de l’eau bouillante de 100 degré. Il ne résiste pas á la température de la glace des freezers qui fonctionnent sans interruption du courant électrique.
2-3-Propagation du cholera
Le cholera est une maladie des gens pauvres, des gens qui vivent en promiscuité, des gens de bidons villes . Il est une maladie des mains sales .il est aussi appelé maladie des voyageurs. L’homme est le principal vecteur de la maladie. Une fois établie, les rats, les souris, les mouches, l’eau transportent le microbe partout sur leur parcours. Il peut s’établir á la campagne qui regorge les personnes pauvres en mal de soin de santé et de malnutrition
3-Responsabilité et pénalités
Le cholera est une maladie á déclaration obligatoire. Etant donné que sa principale source de contamination, est l’eau qui est un facteur indispensable á la vie, la loi nationale et internationale punit le contaminateur, qui il est, où qu’il est, et dans le cadre de la gestion environnementale, la communauté scientifique exige du pollueur qu’il paie pour la pollution. Voila pourquoi il est important d’établir la source et la provenance de la contamination en Haïti pour la réparation du tort et des dommages causés par la source á la population.
4-Impact du cholera sur l’agriculture
4-1-Augmentation du cout de la main d’œuvre.
Avec ou sans la présence du cholera, le paysan haïtien continuera de produire car il lui faut vivre et survivre. Par contre la production coutera plus chère au producteur parce que le travailleur agricole qui se faisait payer 200 gourdes par jour, va faire payer pour le risque qu’il prend en travaillant dans les rizières et dans les marécages contaminées. Quand on sait qu’il faut 180 homme jour pour cultiver un hectare de riz ou de légumes, en exigeant cinquante gourdes de plus ,cela fait une augmentation supplémentaire du cout de neuf mille gourdes du cout de production á l’hectare.
Actuellement on travaille sur près de 60.000 has de riz et sur 40.000 hectares de marécage où l’on fait du riz, des légumes, de la patate, du mazoubelle. Sur 100.000 has , cela fait un surplus de neuf cent millions de gourdes de cout de production
Cette exigence du travailleur agricole n’est pas une spéculation. Elle est une conséquence de son changement de comportement avec l’eau. Chaque matin avant de partir au travail, il achète un gallon d’eau traitée, ou il achète du chlorox pour traiter le gallon d’eau. encore il fait bouillir l’eau en achetant du bois á bruler ou du charbon .Le travailleur fait payer ses dépenses au producteur qui en retour ne bénéficie pas d’augmentation de sa production
4-2-La commercialisation
Le producteur subit á la commercialisation les retombées psychologiques du cholera. Son produit de récolte est stigmatisé et accusé á tort ou á raison d’être souillé par le cholera
La revendeuse qui achète au producteur le produit de récolte sait aussi qu’elle va subir l’indexation du cholera et la stigmatisation du produit de la part du consommateur. Elle offre en conséquence au producteur un prix qui ajoute au désespoir du producteur.
On sait que le riz décortiqué en grain, ne contient pas de cholera, mais il est indexé á tort.
4-3-Mode de commercialisation et de conservation des légumes feuilles
On coupe le légume á l’aube ou tard dans l’après midi. Le conditionnement se fait dans des récipients recouverts de linges mouillés et placés dans des endroits frais. Au marché on garde ces légumes á l’ombre et on les arrose de temps en temps de façon á augmenter l’humidité relative du milieu ambiant pour diminuer la transpiration. Cette méthode de conservation avec l’eau ne dure que deux jours au plus et peut propager le microbe si l’eau et les linges sont déjà pollués.( Contribution á l’étude de quelques légumes feuilles mars 1987 Marie Katleen Pierre)
Les légumes se vendent dans tous les marchés de Haut et de Bas Artibonite, tant á Port-au-Prince qu’au Cap haïtien. L’eau d’arrosage dont on se sert pour arroser les légumes apportés au marché provient de la même eau tirée des canaux d’irrigation de la vallée de l’Artibonite. A Port-au-Prince, on ignore d’où les marchandes de la Croix des Bossales prennent l’eau d’arrosage des légumes pour les tenir au frais et empêcher la perte d’eau par transpiration. Les marchandes en vendant les légumes au Cap,á Port-au-Prince, et aux Gonaïves peuvent propager le microbe. Toutes ces eaux sont polluées et venant des gens vivant sous les tentes , elles constitueraient une boisson potentiellement mortelle. (Jean Baptiste Jean Willy Oct 1992).
NB-Utilisation éventuelle de séchoir solaire á la place de l’arrosage pour conserver les
4-4-Augmentation de la consommation en eau
Actuellement nous consommons 750.000 tonnes de fruit et plus de 100.000 tonnes de légumes feuilles qui demandent d’être lavées á l’eau traitée. On produit et on mange le Lalo, le Panzou, le Caya le chou, la laitue, le cresson, l’épinard, le pourpier ,la patate, la Liane panier ,la Chicorée, le Cresson , la moutarde ,le Cœur de Mazoubelle , la Liane pois Ginen..Ces légumes constituent la base de l’alimentation paysanne et sont mangés avec la peur.
La consommation d’eau va augmenter dans le monde rural. Le lavage des mains va exiger plus de consommation d’eau traitée. Le cholera va faire augmenter le travail des femmes rurales et des enfants charges du transport d’eau a la campagne.
4-5-Augmentation du déboisement
Faire bouillir l’eau pour la traiter est un nouveau poste de dépense pour l’achat du charbon dont la consommation va augmenter et á la campagne et dans les villes. Il faut s’attendre á un renforcement du phénomène du déboisement et de ses conséquences á chaque cyclone.
Consequences sur nos exportations
L’eau intervient dans l’exportation des mangues depuis la collecte dans les zones de production pour le lavage jusqu'à l’usine de traitement. Actuellement la mangue donne á l’exportation douze á quinze millions de dollars américains .Il n’est pas anticipé d penser á une stigmatisation de ce commerce á l’étranger qui irait jusqu'à son interdiction. On sait que la mangue subit déjà les effets de la cochenille rose, qu’elle fait face aux attaques de la mouche du fruit qui nous avait déjà valu une première fermeture de ce commerce.
Le miel très propre dans la ruche peut être souillé dans la manipulation post récolte et indexé..
4-5-Mesures de Mitigation
Dès qu’on parle d’études d’impact on doit immédiatement penser aux mesures de mitigation qui impliquent les actions á mettre en œuvre sans tarder pour réduire les conséquences de l’impact et la propagation géométrique de la maladie. Dans la mitigation environnementale il ne suffit pas de savoir poser les actions pour corriger l’impact, il faut trouver la cause de la cause efficiente pour éliminer á jamais cette cause et empêcher á l’avenir qu’elle ne se reproduise.
Dans le cas qui nous préoccupe, Haïti, dit l’environnementaliste Jean André Victor, avait ses problèmes d’assainissement d’eau potable, mais elle n’avait pas le microbe du cholera. Haïti avait les problèmes de matières fécales mais elle n’avait pas le microbe du cholera. Haïti avait les problèmes de fatras , de rats, de souris, de fourmis, mais elle n’avait pas le cholera. Haïti manquait d’hôpitaux mais elle n’avait pas de cholera. Haïti réunissait toutes les conditions pour que le cholera fasse des ravages, mais elle n’avait le cholera et les citoyens ne mourraient pas en masse. La cause de la mort des haïtiens et de l’empoisonnement de l’eau potable est la présence du cholera par la personne ou l’institution qui l’a introduite en Haïti.
Scientifiquement il est prouvé que lorsque dans un pays, il se produit continuellement des mouvements de troupe comme c’est le cas de la MINUSTHA ou des entrées et sorties rapides d’étrangers sur un territoire, comme dans le cas de l’aide internationale post séisme par les ONG qui ont pratiquement liquidé le reste de l’état qui restait au pays avec le consentement du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui a placé le pays sous l’obédience du chapitre sept de l’institution en enlevant á ses citoyens la gestion directe de l’Etat, il est clair que les nations unies en sont la source du cholera. Ajouté á cela, les enquêtes de la presse internationale et nationale ont démontré images á l’appui et avec les test de CDC que la souche est d’origine népalaise , que la SANCO, bénéficiaire également du contrat de gestion des excrétas, n’a pas géré conformément aux dispositions internationales les excrétas de la troupe aussi bien á Fort Liberté qu’a Mirebalais .
Il revient donc aux yeux de l’opinion nationale et internationale que les Nations Unies sont le responsable direct ou indirect des dommages causés par le cholera. Il appartient donc aux Nations Unies d’établir officiellement, par une commission indépendante d’enquêtes la culpabilité des gestionnaires de l’institution en Haïti, de sanctionner l’équipe coupable et d’entreprendre les grands travaux d’institutionnalisation du pays, les grands travaux d’aménagement et d’assainissement du territoire pour empêcher que le cholera même s’il est présent ,ne profite des conditions de saleté, de promiscuité, et de pauvreté tolérées par l’ONU depuis le 29 septembre 1990.
michelwilliam1000@hotmail.com
Références
Colloques sur la contribution de la Société civile á la lutte contre le Cholera Hôtel Le Plazza 21 novembre 2010.
Association haïtienne de droit de l’Environnement(AHDEN) pour la Réparation des dommages causés aux victimes du Cholera dans l’Artibonite Nov 2010
Enquêtes Michel William Desarmes , Villa ,Gonaïves 16-17 novembre 2010
Diaporama Laboratoire National de Santé Publique Lucien Raccut Novembre 2010
Plan National d’Investissement agricole MARNDR juillet 2010
Enquêtes á l’ODVA M William oct 2005/PIA
Cultures des légumes MARNDR/GTZ mars 1991
Les besoins en eau des cultures Denis Dallien PPI 1998
-Systeme de drainage et Cultures maraicheres dans la valle de l’Artibonite Mémoire de sortie Jean Baptiste Jean Willy Oct 1992
-Contribution a L’Etude de quelques legumes feuilles Marie Katleen Pierre Mémoire de sortie FAMV mars 1987
-L’ODVA Son Passe ,Son Présent et Son Avenir ODVA Mars 1982
William Michel
Parler d’impact du cholera sur l’agriculture revient á parler des conséquences économiques de la maladie sur l’agriculture. Parler d’impact du cholera revient aussi á parler des mesures de mitigations envisagées pour corriger les effets négatifs de l’impact sur l’agriculture. Pour pouvoir parler des impacts du cholera sur l’agriculture, il faut connaître le virus, son habitat, son mode de propagation, les responsabilités du contaminateur parce que le virus se trouve dans le champs d’existence même des agriculteurs et des travailleurs agricoles haïtiens en particulier et de la population en général
1-Apparition de la maladie et mise en contexte
Il faut comparer la date du19 octobre de l’apparition du cholera en Haïti au « Night Eleven » du World Trade Center á New York qui a fait changer du tout au tout les conditions mondiales de sécurité . A partir d’aujourd’hui le cholera exige de la MINUSTHA, des Nations Unies et du gouvernement haïtien qu’ils revoient leur laboratoire d’ONG et se tournent vers l’institutionnalisation du pays et vers les grands travaux d’assainissement du territoire.
L’épidémie du cholera a éclaté seulement dans le pays le 18-19 octobre 2010 dans la région du Bas Plateau central et dans l’Artibonite, le long du fleuve du même nom. Son lieu d’apparition nous rappelle cyniquement l’origine de la peste porcine africaine (PEPADEP), la nouvelle maladie du porc « le Techens ou reins cassés » qui a débuté également dans le bas Artibonite et pour laquelle on n’a pas trouvé encore de vaccins.
Un mois après, même si du point de vue de contagiosité et de morbidité de la maladie, le cholera se révèle extrêmement grave avec mille trois cent soixante quinze décès déclarés et cinquante mille personnes contaminées , du point de vue agriculture, les impacts sont loin d’être visibles. Le cycle de production le plus court d’une plante agricole, l’épinard, prend un mois. Les légumes qui sont les cultures les plus exposées au cholera sont cultivés entre septembre á mars. Normalement ce mois ci, on devrait être au stade de pépinière. Certes, la multiplicité des écosystèmes agricoles permet la culture des légumes selon les endroits á d’autres époques de l’année et il peut arriver que la récolte de certains légumes coïncident avec l’apparition du cholera. Pour d’autres cultures comme le riz et le mazoubelle qui ont les pieds dans l’eau, leur cycle de production s’étend respectivement sur des périodes allant de quatre á neuf mois et se cultivent toute l’année. Le cresson n’a pas seulement les pieds dans l’eau, il vit dans l’eau, et se conserve dans l’eau même après récolte.
En dehors des plantes il y a dans l’aviculture, l’élevage des canards et des oies qui ont besoin de l’eau comme habitat préférentiel. Il y a les poissons et les fruits de l’eau comme la crevette, la tortue, les « sirik », les crabes, et éventuellement les fruits de mer comme le lambi, le homard, les huitres, les ,les crevettes marines qui sont péchés dans les eaux salines ou dans les mangroves qui représentent des niches écologiques privilégiées pour la reproduction de ces espèces ..Le caractère saumâtre de l’eau de ces écosystèmes représente aussi un milieu de choix pour le développement du vibrion cholerae.
Notons que le cholera est une maladie qui attaque exclusivement l’homme et qu’il n’empêche pas l’exploitation agricole de ces plantes ou de ces animaux qui vivent dans l’eau
Le cholera a un impact direct sur la commercialisation des produits de l’agriculture qui reviennent des rizières, des marais, des estuaires, des étangs, des lacs, des canaux d’irrigation ,des mangroves parce qu’ils sont souillés par le vibrion du cholera qui malheureusement semble s’étendre sur toutes les aires agricoles du pays.
Le système traditionnel de commercialisation des fruits et légumes, de la viande et des poissons dans le pays véhicule des dangers réels de propagation et de contamination du cholera á cause de la nature des ces produits qui exigent l’utilisation encore de l’eau pour garder leur fraicheur et pour ne pas perdre par transpiration trop d’eau qui diminuerait la valeur marchande de ces produits.
Le cholera a des impacts économiques direct sur le revenu des exploitants agricole parce que sa présence en Haïti crée deux nouveaux facteurs psychologiques locaux á savoir la stigmatisation des produits qui reviennent de l’eau et la peur des consommateurs pour tous ces produits sous la crainte qu’ils sont souillés par le vibrion cholerae.
Cette stigmatisation et cette peur psychologique sont réelles au niveau national parce que la population est informée de la contagiosité et de la morbidité de la maladie et dans certains endroits,elle observe avec leurs deux yeux la mort des concitoyens qui étaient pris au dépourvu par le microbe.
Cette peur et cette stigmatisation ont fait monter les coûts á la production des denrées agricole produites dans l’eau et ont fait baisser les revenus tirés de la vente de ces produits .Le cholera a pour effet d’augmenter la paupérisation de la classe des exploitants agricoles , et, étant la maladie des pauvres, des malnutris, elle affectera grandement la paysannerie haïtienne qui croupit depuis longtemps dans la misère abjecte de la pauvreté et de l’ignorance.
2-Connaissance du vibrion
Apprenons d’abord á connaître le virus avec le professeur émérite Christian Raccut du laboratoire National de Sante Publique, le docteur Jocelyne Louis de la direction de Promotion de la Sante et de la Protection de l’Environnement, le docteur Molière Pamphile, cette célébrité de l’ancienne direction division d’Hygiène Publique du MSPP »
2-1-Le microbe du cholera
Le cholera est une maladie qui attaque exclusivement l’homme. Il n’attaque ni les plantes ni les animaux. L’homme contacte la maladie en buvant l’eau et les aliments contaminés par les matières fécales des malades. Elle se développe dans l’intestin du malade dans un intervalle de 5 á 24 heures, après son ingestion. Elle provoque une diarrhée profuse cinquante á cent fois par jour .Si la personne n’est pas réhydratée rapidement et á temps, elle meurt. 75% des personnes infectées sont des porteurs sains qui disséminent la maladie partout où les conditions de misère règnent sans partage.
2-2-Habitat du vibrion
Le microbe du cholera vit dans les eaux á température ordinaire,. Il aime les eaux sales, les eaux dormantes, les eaux des égouts et des latrines , les eaux saumâtres des estuaires, des embouchures des lacs, les rizières, les eaux des puits artisanaux, les canaux d’irrigation etc.…
Le microbe tolère la chaleur jusqu'à 60 degré. Il est tué á la température de l’eau bouillante de 100 degré. Il ne résiste pas á la température de la glace des freezers qui fonctionnent sans interruption du courant électrique.
2-3-Propagation du cholera
Le cholera est une maladie des gens pauvres, des gens qui vivent en promiscuité, des gens de bidons villes . Il est une maladie des mains sales .il est aussi appelé maladie des voyageurs. L’homme est le principal vecteur de la maladie. Une fois établie, les rats, les souris, les mouches, l’eau transportent le microbe partout sur leur parcours. Il peut s’établir á la campagne qui regorge les personnes pauvres en mal de soin de santé et de malnutrition
3-Responsabilité et pénalités
Le cholera est une maladie á déclaration obligatoire. Etant donné que sa principale source de contamination, est l’eau qui est un facteur indispensable á la vie, la loi nationale et internationale punit le contaminateur, qui il est, où qu’il est, et dans le cadre de la gestion environnementale, la communauté scientifique exige du pollueur qu’il paie pour la pollution. Voila pourquoi il est important d’établir la source et la provenance de la contamination en Haïti pour la réparation du tort et des dommages causés par la source á la population.
4-Impact du cholera sur l’agriculture
4-1-Augmentation du cout de la main d’œuvre.
Avec ou sans la présence du cholera, le paysan haïtien continuera de produire car il lui faut vivre et survivre. Par contre la production coutera plus chère au producteur parce que le travailleur agricole qui se faisait payer 200 gourdes par jour, va faire payer pour le risque qu’il prend en travaillant dans les rizières et dans les marécages contaminées. Quand on sait qu’il faut 180 homme jour pour cultiver un hectare de riz ou de légumes, en exigeant cinquante gourdes de plus ,cela fait une augmentation supplémentaire du cout de neuf mille gourdes du cout de production á l’hectare.
Actuellement on travaille sur près de 60.000 has de riz et sur 40.000 hectares de marécage où l’on fait du riz, des légumes, de la patate, du mazoubelle. Sur 100.000 has , cela fait un surplus de neuf cent millions de gourdes de cout de production
Cette exigence du travailleur agricole n’est pas une spéculation. Elle est une conséquence de son changement de comportement avec l’eau. Chaque matin avant de partir au travail, il achète un gallon d’eau traitée, ou il achète du chlorox pour traiter le gallon d’eau. encore il fait bouillir l’eau en achetant du bois á bruler ou du charbon .Le travailleur fait payer ses dépenses au producteur qui en retour ne bénéficie pas d’augmentation de sa production
4-2-La commercialisation
Le producteur subit á la commercialisation les retombées psychologiques du cholera. Son produit de récolte est stigmatisé et accusé á tort ou á raison d’être souillé par le cholera
La revendeuse qui achète au producteur le produit de récolte sait aussi qu’elle va subir l’indexation du cholera et la stigmatisation du produit de la part du consommateur. Elle offre en conséquence au producteur un prix qui ajoute au désespoir du producteur.
On sait que le riz décortiqué en grain, ne contient pas de cholera, mais il est indexé á tort.
4-3-Mode de commercialisation et de conservation des légumes feuilles
On coupe le légume á l’aube ou tard dans l’après midi. Le conditionnement se fait dans des récipients recouverts de linges mouillés et placés dans des endroits frais. Au marché on garde ces légumes á l’ombre et on les arrose de temps en temps de façon á augmenter l’humidité relative du milieu ambiant pour diminuer la transpiration. Cette méthode de conservation avec l’eau ne dure que deux jours au plus et peut propager le microbe si l’eau et les linges sont déjà pollués.( Contribution á l’étude de quelques légumes feuilles mars 1987 Marie Katleen Pierre)
Les légumes se vendent dans tous les marchés de Haut et de Bas Artibonite, tant á Port-au-Prince qu’au Cap haïtien. L’eau d’arrosage dont on se sert pour arroser les légumes apportés au marché provient de la même eau tirée des canaux d’irrigation de la vallée de l’Artibonite. A Port-au-Prince, on ignore d’où les marchandes de la Croix des Bossales prennent l’eau d’arrosage des légumes pour les tenir au frais et empêcher la perte d’eau par transpiration. Les marchandes en vendant les légumes au Cap,á Port-au-Prince, et aux Gonaïves peuvent propager le microbe. Toutes ces eaux sont polluées et venant des gens vivant sous les tentes , elles constitueraient une boisson potentiellement mortelle. (Jean Baptiste Jean Willy Oct 1992).
NB-Utilisation éventuelle de séchoir solaire á la place de l’arrosage pour conserver les
4-4-Augmentation de la consommation en eau
Actuellement nous consommons 750.000 tonnes de fruit et plus de 100.000 tonnes de légumes feuilles qui demandent d’être lavées á l’eau traitée. On produit et on mange le Lalo, le Panzou, le Caya le chou, la laitue, le cresson, l’épinard, le pourpier ,la patate, la Liane panier ,la Chicorée, le Cresson , la moutarde ,le Cœur de Mazoubelle , la Liane pois Ginen..Ces légumes constituent la base de l’alimentation paysanne et sont mangés avec la peur.
La consommation d’eau va augmenter dans le monde rural. Le lavage des mains va exiger plus de consommation d’eau traitée. Le cholera va faire augmenter le travail des femmes rurales et des enfants charges du transport d’eau a la campagne.
4-5-Augmentation du déboisement
Faire bouillir l’eau pour la traiter est un nouveau poste de dépense pour l’achat du charbon dont la consommation va augmenter et á la campagne et dans les villes. Il faut s’attendre á un renforcement du phénomène du déboisement et de ses conséquences á chaque cyclone.
Consequences sur nos exportations
L’eau intervient dans l’exportation des mangues depuis la collecte dans les zones de production pour le lavage jusqu'à l’usine de traitement. Actuellement la mangue donne á l’exportation douze á quinze millions de dollars américains .Il n’est pas anticipé d penser á une stigmatisation de ce commerce á l’étranger qui irait jusqu'à son interdiction. On sait que la mangue subit déjà les effets de la cochenille rose, qu’elle fait face aux attaques de la mouche du fruit qui nous avait déjà valu une première fermeture de ce commerce.
Le miel très propre dans la ruche peut être souillé dans la manipulation post récolte et indexé..
4-5-Mesures de Mitigation
Dès qu’on parle d’études d’impact on doit immédiatement penser aux mesures de mitigation qui impliquent les actions á mettre en œuvre sans tarder pour réduire les conséquences de l’impact et la propagation géométrique de la maladie. Dans la mitigation environnementale il ne suffit pas de savoir poser les actions pour corriger l’impact, il faut trouver la cause de la cause efficiente pour éliminer á jamais cette cause et empêcher á l’avenir qu’elle ne se reproduise.
Dans le cas qui nous préoccupe, Haïti, dit l’environnementaliste Jean André Victor, avait ses problèmes d’assainissement d’eau potable, mais elle n’avait pas le microbe du cholera. Haïti avait les problèmes de matières fécales mais elle n’avait pas le microbe du cholera. Haïti avait les problèmes de fatras , de rats, de souris, de fourmis, mais elle n’avait pas le cholera. Haïti manquait d’hôpitaux mais elle n’avait pas de cholera. Haïti réunissait toutes les conditions pour que le cholera fasse des ravages, mais elle n’avait le cholera et les citoyens ne mourraient pas en masse. La cause de la mort des haïtiens et de l’empoisonnement de l’eau potable est la présence du cholera par la personne ou l’institution qui l’a introduite en Haïti.
Scientifiquement il est prouvé que lorsque dans un pays, il se produit continuellement des mouvements de troupe comme c’est le cas de la MINUSTHA ou des entrées et sorties rapides d’étrangers sur un territoire, comme dans le cas de l’aide internationale post séisme par les ONG qui ont pratiquement liquidé le reste de l’état qui restait au pays avec le consentement du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui a placé le pays sous l’obédience du chapitre sept de l’institution en enlevant á ses citoyens la gestion directe de l’Etat, il est clair que les nations unies en sont la source du cholera. Ajouté á cela, les enquêtes de la presse internationale et nationale ont démontré images á l’appui et avec les test de CDC que la souche est d’origine népalaise , que la SANCO, bénéficiaire également du contrat de gestion des excrétas, n’a pas géré conformément aux dispositions internationales les excrétas de la troupe aussi bien á Fort Liberté qu’a Mirebalais .
Il revient donc aux yeux de l’opinion nationale et internationale que les Nations Unies sont le responsable direct ou indirect des dommages causés par le cholera. Il appartient donc aux Nations Unies d’établir officiellement, par une commission indépendante d’enquêtes la culpabilité des gestionnaires de l’institution en Haïti, de sanctionner l’équipe coupable et d’entreprendre les grands travaux d’institutionnalisation du pays, les grands travaux d’aménagement et d’assainissement du territoire pour empêcher que le cholera même s’il est présent ,ne profite des conditions de saleté, de promiscuité, et de pauvreté tolérées par l’ONU depuis le 29 septembre 1990.
michelwilliam1000@hotmail.com
Références
Colloques sur la contribution de la Société civile á la lutte contre le Cholera Hôtel Le Plazza 21 novembre 2010.
Association haïtienne de droit de l’Environnement(AHDEN) pour la Réparation des dommages causés aux victimes du Cholera dans l’Artibonite Nov 2010
Enquêtes Michel William Desarmes , Villa ,Gonaïves 16-17 novembre 2010
Diaporama Laboratoire National de Santé Publique Lucien Raccut Novembre 2010
Plan National d’Investissement agricole MARNDR juillet 2010
Enquêtes á l’ODVA M William oct 2005/PIA
Cultures des légumes MARNDR/GTZ mars 1991
Les besoins en eau des cultures Denis Dallien PPI 1998
-Systeme de drainage et Cultures maraicheres dans la valle de l’Artibonite Mémoire de sortie Jean Baptiste Jean Willy Oct 1992
-Contribution a L’Etude de quelques legumes feuilles Marie Katleen Pierre Mémoire de sortie FAMV mars 1987
-L’ODVA Son Passe ,Son Présent et Son Avenir ODVA Mars 1982
samedi 20 novembre 2010
Haiti va faire peau neuve en 2011
Haiti va faire peau neuve en 2011
Jean Erich René erichrene@bell.net
A la veille de 2011, Haiti présente l'allure d'un état ruiné, non seulement pauvre pis encore paupérisé par la cleptomanie de ses dirigeants dans une aventure de Jean Gabin. Les 230 millions de dollars de PetroCaribe pour financer son développement économique se sont volatilisés comme l'éther sans laisser aucune trace dans les cahiers de la comptabilité nationale. Même la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux administratif n'en a eu vent. Avec une croissance économique proche de zéro comment relever la masse de sa situation grabataire. Quand l'économie s'enfonce la situation sociale devient de plus en plus alarmante, la pauvreté explose et l'insécurité augmente. Par ricochet, la chance de voir émerger une structure politique stable est compromise.
Actuellement en Haïti, vivre dans une maison commode, manger à sa faim, s'instruire, recevoir des soins de santé adéquats deviennent le privilège d'un groupe de nantis. Autant dire que les droits élémentaires sont bafoués pour la majorité nationale. Les rues de la Capitale sont transformées en marché et en dépotoire. Les villes sont remplies comme des œufs. La circulation devient presqu'impossible. L'approvisionnement en électricité dans plusieurs Centres urbains est un souvenir du passé. Même quand les plantes électriques sont encore en bon état, elles ne sont plus fonctionnelles faute de carburant et d'une saine administration. On a dû dépêcher à Port-au-Prince par un hélicoptère de la Minustah un enfant dont la jambe est cassée à Jérémie. Le service d'orthopédie n'existe plus à l'Hôpital St Antoine. De jour en jour, la situation devient de plus en plus insupportable sur le plan de la distribution des soins médicaux.
En comparant le taux de chômage de 67% au prix élevé des aliments c'est la catastrophe. La population haitienne quasiment sinistrée est dépendante de l'aide humanitaire. Rien que pour les produits de base le constat est alarmant. Peut-on aborder une nouvelle année dans les mêmes perspectives de misère et de nager pour sortir de nos dirigeants actuels ? Les élections de 2010 seront significatives du virage à imprimer à la machine politique pour changer les données économiques et sociales. Au niveau des urnes le message de la Nouvelle Génération doit être claire en marquant bien sûr une rupture nette avec ces hommes politiques de bas étage qui se sont barriccadés derrière des slogans politiques sectaires excluant les fils les plus vaillants de la nation de l'exercice du pouvoir.
La Nouvelle Génération rejette tout instrument de division de la société haitienne et refuse de s'identifier à aucun clan. Dans l'espace de 25 ans, elle a été le témoin oculaire et auriculaire des effets dévastateurs des catégorisations entreprises par les leaders des factions politiques qui se sont succédés au Palais National. Les prétendus défenseurs des pauvres et les apôtres du bien-être collectif bercés par l'idéal socialiste ont raflé les recettes de la Teleco, empoché l'aide économique du Vénézuéla et vendu son don d'asphalte.La Nouvelle Génération opte pour un changement positif à travers une vision démocratique de l'avenir. L'éducation demeure le fer de lance de ce nouveau combat qu'elle entreprend pour tirer Haiti des ornières du sous-développement.
Sans nier ses origines culturelles ni son appartenance sociale, la Nouvelle Génération met son potentiel au profit de l'avancement d'Haiti en faisant appel aux techniques modernes de la Gestion Scientifique et du Management. Elle est prête à se battre pour réaliser le rêve de grandeur de nos aïeux face à la déloyauté de nos dirigeants actuels vassalisés par la République voisine. Nos jeunes compatriotes égarés sur des terres étrangères avec des connaissances assez pointues dans des domaines scientifiques et techniques très sophistiqués rassemblent leur énergie pour porter ce coup de bélier qui doit ouvrir une ère nouvelle en Haiti. Nous comptons des professionnels de l'informatique, de l'énergie solaire, du service social, de l'éducation, de l'économie, de la médecine, des sciences infirmières,des finances etc. qui se mettent au service d'Haiti afin de relever le défi de son sous-développement quasi chronique.
Point n'est besoin de réveiller Etzer Vilaire dans sa tombe ni Massillon Coicou etc. Ils ont déjà accompli leur mission et se reposent au séjour des Bienheureux. C'est à nous de prendre le flambeau d'une main virile afin d'assurer la relève avec compétence et dignité. La Nouvelle Génération est affranchie des inhibitions personnelles de nos hommes politiques traditionnels , divorcée avec le passé d'émotions de ses ainés afin de canaliser ses efforts vers le relèvement d'Haiti. A la fois formée et bien informée des derniers vagissements du Monde moderne, en un temps record elle peut élever Haiti vers les sommets les plus insoupçonnés. Le progrès économique et l'avancement social n'ont jamais été l'œuvre d'un seul homme voire d'un leader charismatique. Les responsabilités doivent être partagées. Il faut le concours de plusieurs sciences pour dégager la société haitienne du carcan de la misère. Tout changement doit commencer par l'émission d'idées novatrices et progressistes dont l'internet, au 21e siècle, devient le champion incontestable et incontesté. Des pensées agissantes quoique virtuelles débouchent toujours sur des actions bien pensées. Ainsi a été, est et sera notre monde.Coûte que coûte, en 2011 Haiti doit faire peau neuve .
Jean Erich René
Jean Erich René erichrene@bell.net
A la veille de 2011, Haiti présente l'allure d'un état ruiné, non seulement pauvre pis encore paupérisé par la cleptomanie de ses dirigeants dans une aventure de Jean Gabin. Les 230 millions de dollars de PetroCaribe pour financer son développement économique se sont volatilisés comme l'éther sans laisser aucune trace dans les cahiers de la comptabilité nationale. Même la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux administratif n'en a eu vent. Avec une croissance économique proche de zéro comment relever la masse de sa situation grabataire. Quand l'économie s'enfonce la situation sociale devient de plus en plus alarmante, la pauvreté explose et l'insécurité augmente. Par ricochet, la chance de voir émerger une structure politique stable est compromise.
Actuellement en Haïti, vivre dans une maison commode, manger à sa faim, s'instruire, recevoir des soins de santé adéquats deviennent le privilège d'un groupe de nantis. Autant dire que les droits élémentaires sont bafoués pour la majorité nationale. Les rues de la Capitale sont transformées en marché et en dépotoire. Les villes sont remplies comme des œufs. La circulation devient presqu'impossible. L'approvisionnement en électricité dans plusieurs Centres urbains est un souvenir du passé. Même quand les plantes électriques sont encore en bon état, elles ne sont plus fonctionnelles faute de carburant et d'une saine administration. On a dû dépêcher à Port-au-Prince par un hélicoptère de la Minustah un enfant dont la jambe est cassée à Jérémie. Le service d'orthopédie n'existe plus à l'Hôpital St Antoine. De jour en jour, la situation devient de plus en plus insupportable sur le plan de la distribution des soins médicaux.
En comparant le taux de chômage de 67% au prix élevé des aliments c'est la catastrophe. La population haitienne quasiment sinistrée est dépendante de l'aide humanitaire. Rien que pour les produits de base le constat est alarmant. Peut-on aborder une nouvelle année dans les mêmes perspectives de misère et de nager pour sortir de nos dirigeants actuels ? Les élections de 2010 seront significatives du virage à imprimer à la machine politique pour changer les données économiques et sociales. Au niveau des urnes le message de la Nouvelle Génération doit être claire en marquant bien sûr une rupture nette avec ces hommes politiques de bas étage qui se sont barriccadés derrière des slogans politiques sectaires excluant les fils les plus vaillants de la nation de l'exercice du pouvoir.
La Nouvelle Génération rejette tout instrument de division de la société haitienne et refuse de s'identifier à aucun clan. Dans l'espace de 25 ans, elle a été le témoin oculaire et auriculaire des effets dévastateurs des catégorisations entreprises par les leaders des factions politiques qui se sont succédés au Palais National. Les prétendus défenseurs des pauvres et les apôtres du bien-être collectif bercés par l'idéal socialiste ont raflé les recettes de la Teleco, empoché l'aide économique du Vénézuéla et vendu son don d'asphalte.La Nouvelle Génération opte pour un changement positif à travers une vision démocratique de l'avenir. L'éducation demeure le fer de lance de ce nouveau combat qu'elle entreprend pour tirer Haiti des ornières du sous-développement.
Sans nier ses origines culturelles ni son appartenance sociale, la Nouvelle Génération met son potentiel au profit de l'avancement d'Haiti en faisant appel aux techniques modernes de la Gestion Scientifique et du Management. Elle est prête à se battre pour réaliser le rêve de grandeur de nos aïeux face à la déloyauté de nos dirigeants actuels vassalisés par la République voisine. Nos jeunes compatriotes égarés sur des terres étrangères avec des connaissances assez pointues dans des domaines scientifiques et techniques très sophistiqués rassemblent leur énergie pour porter ce coup de bélier qui doit ouvrir une ère nouvelle en Haiti. Nous comptons des professionnels de l'informatique, de l'énergie solaire, du service social, de l'éducation, de l'économie, de la médecine, des sciences infirmières,des finances etc. qui se mettent au service d'Haiti afin de relever le défi de son sous-développement quasi chronique.
Point n'est besoin de réveiller Etzer Vilaire dans sa tombe ni Massillon Coicou etc. Ils ont déjà accompli leur mission et se reposent au séjour des Bienheureux. C'est à nous de prendre le flambeau d'une main virile afin d'assurer la relève avec compétence et dignité. La Nouvelle Génération est affranchie des inhibitions personnelles de nos hommes politiques traditionnels , divorcée avec le passé d'émotions de ses ainés afin de canaliser ses efforts vers le relèvement d'Haiti. A la fois formée et bien informée des derniers vagissements du Monde moderne, en un temps record elle peut élever Haiti vers les sommets les plus insoupçonnés. Le progrès économique et l'avancement social n'ont jamais été l'œuvre d'un seul homme voire d'un leader charismatique. Les responsabilités doivent être partagées. Il faut le concours de plusieurs sciences pour dégager la société haitienne du carcan de la misère. Tout changement doit commencer par l'émission d'idées novatrices et progressistes dont l'internet, au 21e siècle, devient le champion incontestable et incontesté. Des pensées agissantes quoique virtuelles débouchent toujours sur des actions bien pensées. Ainsi a été, est et sera notre monde.Coûte que coûte, en 2011 Haiti doit faire peau neuve .
Jean Erich René
mercredi 17 novembre 2010
Appel général de la Conférence Episcopale d'Haïti a la Nation pour une lutte concertée contre le choléra
Appel général de la Conférence Episcopale d'Haïti a la Nation pour une lutte concertée contre le choléra.
1.- Frères et sœurs, fils et filles d'Haïti, ce pays qui est nôtre et que nous aimons, nous avons été frappés successivement par un séisme le 12 janvier, un fléau le 19 octobre et un cataclysme le 5 novembre. Ce fléau, le choléra, qui nous est malencontreusement arrivé d'ailleurs, nous affecte tous. Il a déjà fauché, en effet, un nombre important de vies et il s'étend rapidement à travers le pays.
2.- Devant le danger, il y a deux attitudes : ou bien l'inertie du découragement ou bien l'audace du courage. Que notre attitude soit plutôt celle de l'audacieuse détermination dont nous avons toujours fait montre tout au long de notre histoire traversée par tant d'épreuves et de tragédies.
3.- Nous signalons avec grande admiration les initiatives très opportunes prises par les instances compétentes pour tenter d'enrayer le mal au lendemain de son apparition. Elles sont intervenues, certes, à point nommé, mais la contention du mal est l'affaire de nous tous. Voilà pourquoi, nous vous invitons tous à conjuguer nos bonnes volontés et nos efforts pour modifier nos habitudes de vie et accepter les contraintes de la prévention. Nous nous adressons à vous tous, autorités constituées, professionnels médicaux, agents de santé, officiers sanitaires, directeurs d'opinions, journalistes et particulièrement vous, parents, éducateurs, ministres religieux : prenons donc en main la situation avec courage et détermination, créativité et dépassement, pour affronter, voire conjurer ce malheur qui menace le pays tout entier.
4.- Nous recommandons une mobilisation générale de tous les secteurs afin de mettre un frein à la course meurtrière et rapide du choléra. Nous préconisons une intervention multisectorielle coordonnée à travers tout le pays et, plus particulièrement, dans les camps, les quartiers populaires, les bidonvilles, les sections communales, car ce sont les zones les plus vulnérables. Cette intervention facilitera, entre autres l'accès à l'eau traitée, la distribution et l'apprentissage du sérum oral, l'écoute des messages radiophoniques et l'information sur tous les moyens de prévention.
5.- Quant à nos organismes de l'Eglise, tels que la Caritas, le CRS, le Food for the Poor, Justice et Paix, la CEEC qui sont engagés sur le terrain, nous les encourageons à poursuivre et à renforcer, dans la concertation, l'action très vaillante qu'ils ont déjà déployée pour contrôler jusqu'à endiguer ce fléau.
6.- A présent, étant donné la gravité de la situation et des risques élevés de transmission, nous souscrivons aux mesures préventives et restrictives des autorités sanitaires.
7.- Nous décidons que le temps du 21 novembre au 8 décembre 2010 soit dédié à la prière à travers tout le pays, dans les cathédrales, les paroisses, les chapelles, les communautés de mission d'Eglise et les maisons de formation, pour implorer la protection divine contre le choléra et tous les autres fléaux qui s'abattent sur le pays. En la solennité de l'Immaculée Conception, nous renouvellerons la consécration d'Haïti, comme en 1882, à Notre-Dame du Perpétuel Secours.
8.- Frères et sœurs, fils et filles d'Haïti, nous vous disons : courage, reprenez cœur, vous tous qui espérez le Seigneur. (Ps 31, 25).
Donné au siège de la Conférence Episcopale d'Haïti, à Lillavois, en la fête de l'apôtre de la Charité, Saint-Martin, Evêque de Tours, le 11 novembre 2010.
1.- Frères et sœurs, fils et filles d'Haïti, ce pays qui est nôtre et que nous aimons, nous avons été frappés successivement par un séisme le 12 janvier, un fléau le 19 octobre et un cataclysme le 5 novembre. Ce fléau, le choléra, qui nous est malencontreusement arrivé d'ailleurs, nous affecte tous. Il a déjà fauché, en effet, un nombre important de vies et il s'étend rapidement à travers le pays.
2.- Devant le danger, il y a deux attitudes : ou bien l'inertie du découragement ou bien l'audace du courage. Que notre attitude soit plutôt celle de l'audacieuse détermination dont nous avons toujours fait montre tout au long de notre histoire traversée par tant d'épreuves et de tragédies.
3.- Nous signalons avec grande admiration les initiatives très opportunes prises par les instances compétentes pour tenter d'enrayer le mal au lendemain de son apparition. Elles sont intervenues, certes, à point nommé, mais la contention du mal est l'affaire de nous tous. Voilà pourquoi, nous vous invitons tous à conjuguer nos bonnes volontés et nos efforts pour modifier nos habitudes de vie et accepter les contraintes de la prévention. Nous nous adressons à vous tous, autorités constituées, professionnels médicaux, agents de santé, officiers sanitaires, directeurs d'opinions, journalistes et particulièrement vous, parents, éducateurs, ministres religieux : prenons donc en main la situation avec courage et détermination, créativité et dépassement, pour affronter, voire conjurer ce malheur qui menace le pays tout entier.
4.- Nous recommandons une mobilisation générale de tous les secteurs afin de mettre un frein à la course meurtrière et rapide du choléra. Nous préconisons une intervention multisectorielle coordonnée à travers tout le pays et, plus particulièrement, dans les camps, les quartiers populaires, les bidonvilles, les sections communales, car ce sont les zones les plus vulnérables. Cette intervention facilitera, entre autres l'accès à l'eau traitée, la distribution et l'apprentissage du sérum oral, l'écoute des messages radiophoniques et l'information sur tous les moyens de prévention.
5.- Quant à nos organismes de l'Eglise, tels que la Caritas, le CRS, le Food for the Poor, Justice et Paix, la CEEC qui sont engagés sur le terrain, nous les encourageons à poursuivre et à renforcer, dans la concertation, l'action très vaillante qu'ils ont déjà déployée pour contrôler jusqu'à endiguer ce fléau.
6.- A présent, étant donné la gravité de la situation et des risques élevés de transmission, nous souscrivons aux mesures préventives et restrictives des autorités sanitaires.
7.- Nous décidons que le temps du 21 novembre au 8 décembre 2010 soit dédié à la prière à travers tout le pays, dans les cathédrales, les paroisses, les chapelles, les communautés de mission d'Eglise et les maisons de formation, pour implorer la protection divine contre le choléra et tous les autres fléaux qui s'abattent sur le pays. En la solennité de l'Immaculée Conception, nous renouvellerons la consécration d'Haïti, comme en 1882, à Notre-Dame du Perpétuel Secours.
8.- Frères et sœurs, fils et filles d'Haïti, nous vous disons : courage, reprenez cœur, vous tous qui espérez le Seigneur. (Ps 31, 25).
Donné au siège de la Conférence Episcopale d'Haïti, à Lillavois, en la fête de l'apôtre de la Charité, Saint-Martin, Evêque de Tours, le 11 novembre 2010.
samedi 13 novembre 2010
Vacuum !
Vacuum !
Daly Valet
À entendre parler et déparler ceux qui, plus ou moins capables, aspirent humblement à nous gouverner, et ceux qui, foncièrement incapables, rêvent incongrûment de régner sur nous dans la continuité de l’Haïti à répudier, on dirait qu’ils perdent tous de vue que l’Haïti des secousses sismiques récurrentes, des sans-abris, du choléra et des ouragans tapageurs, a vraiment soif d’idéal. Nos foules et électeurs ont toujours été traditionnellement de grands sentimentaux. Nos options politiques et nos votes ne résultaient pas forcément de délibérations citoyennes rationnelles et bien informées. Et Dieu, nos affairistes politiques les plus futés en ont grassement tiré profit dans la longue durée. Ils ont usé de tous les artifices et expédients pour dérouter la nation, pervertir les appels au peuple, nos grands rendez-vous électoraux, et pour subvertir l’ordre républicain.
Le vide programmatique dans lequel s’inscrit l’actuelle campagne électorale donne froid au dos. On assiste à une trivialisation de l’idée de projets et de débats, de telle sorte que la majorité des candidats semble n’avoir que leur bonne ou leur mauvaise mine à offrir aux électeurs à titre de programmes. Un vacuum qui se lit dans les oppositions binaires factices du type « continuité vs changement». La rupture est-elle vraiment possible entre des cousins complices, accidentellement rivaux ? Le pays n’est pas vraiment mobilisé sur les grands enjeux et clivages structuraux. C’est comme la mort du politique en tant que lieu d’articulation, d’agrégation et de médiation des tensions et contradictions sociétales. Les discussions désertent l’essentiel pour se cantonner dans l’amplification des tapages accessoires autour de la simple prise du pouvoir par des coteries partisanes impatientes. Des coteries qui, à l’analyse, ne paraissent pas suffisamment préparées à mieux gouverner et à effectivement délivrer que celles qu’elles projettent d’évacuer du pouvoir.
Le comportement des élites politiques établies n’en finit pas de décontenancer et d’embrouiller les électeurs. C’est un exercice vraiment fastidieux que de vouloir les situer à l’échelle des idéologies, dans leurs choix et positionnements stratégiques, et par rapport à nos tourments réels de peuple. À la décharge de celles qui se mêlent d’institutionnalisation politique, il faut reconnaitre que le milieu haïtien ne se prête ni matériellement ni culturellement à l’émergence de grands partis porteurs de projets mobilisateurs. D’autant que les mi-lieux d’argent et de pouvoir en Haïti se sont toujours historiquement arrangés par croupions interposés pour confisquer le pouvoir par la ruse, la violence, les fraudes électorales et la corruption. Le financement des campagnes des dix-neuf candidats actuels à la présidence se fait dans une opacité déroutante, voire suspecte et troublante pour certains. L’absence de cadre normatif contraignant se prête évidemment aux extravagances et dépenses électorales incontrôlées. Le jeu de l’alternance politique démocratique et régulière se retrouve comme faussé durant ces joutes électorales aux relents de poker coquin.
Pourtant, en dépit de cet héritage apparemment indécrottable, il va falloir, à nouveau, voter le 28 novembre prochain. Peut-être qu’un vrai leader capable et tourné vers le changement vrai finira par sortir des urnes et se détacher pour notre bien de ces nombreux prétendants au fauteuil présidentiel. Nous vous présentons leurs visions du futur de notre pays dans les pages qui suivent. L’abstention ne saurait être une option. Les fraudes officielles se nourrissent généralement du consentement tacite et de l’apathie d’électeurs démissionnaires. ll va falloir voter. Malgré tout. Malgré ce CEP décrié. Massivement. Sans peur ni complexe. Pour l’autre Haïti.
Daly Valet
Le Matin
Daly Valet
À entendre parler et déparler ceux qui, plus ou moins capables, aspirent humblement à nous gouverner, et ceux qui, foncièrement incapables, rêvent incongrûment de régner sur nous dans la continuité de l’Haïti à répudier, on dirait qu’ils perdent tous de vue que l’Haïti des secousses sismiques récurrentes, des sans-abris, du choléra et des ouragans tapageurs, a vraiment soif d’idéal. Nos foules et électeurs ont toujours été traditionnellement de grands sentimentaux. Nos options politiques et nos votes ne résultaient pas forcément de délibérations citoyennes rationnelles et bien informées. Et Dieu, nos affairistes politiques les plus futés en ont grassement tiré profit dans la longue durée. Ils ont usé de tous les artifices et expédients pour dérouter la nation, pervertir les appels au peuple, nos grands rendez-vous électoraux, et pour subvertir l’ordre républicain.
Le vide programmatique dans lequel s’inscrit l’actuelle campagne électorale donne froid au dos. On assiste à une trivialisation de l’idée de projets et de débats, de telle sorte que la majorité des candidats semble n’avoir que leur bonne ou leur mauvaise mine à offrir aux électeurs à titre de programmes. Un vacuum qui se lit dans les oppositions binaires factices du type « continuité vs changement». La rupture est-elle vraiment possible entre des cousins complices, accidentellement rivaux ? Le pays n’est pas vraiment mobilisé sur les grands enjeux et clivages structuraux. C’est comme la mort du politique en tant que lieu d’articulation, d’agrégation et de médiation des tensions et contradictions sociétales. Les discussions désertent l’essentiel pour se cantonner dans l’amplification des tapages accessoires autour de la simple prise du pouvoir par des coteries partisanes impatientes. Des coteries qui, à l’analyse, ne paraissent pas suffisamment préparées à mieux gouverner et à effectivement délivrer que celles qu’elles projettent d’évacuer du pouvoir.
Le comportement des élites politiques établies n’en finit pas de décontenancer et d’embrouiller les électeurs. C’est un exercice vraiment fastidieux que de vouloir les situer à l’échelle des idéologies, dans leurs choix et positionnements stratégiques, et par rapport à nos tourments réels de peuple. À la décharge de celles qui se mêlent d’institutionnalisation politique, il faut reconnaitre que le milieu haïtien ne se prête ni matériellement ni culturellement à l’émergence de grands partis porteurs de projets mobilisateurs. D’autant que les mi-lieux d’argent et de pouvoir en Haïti se sont toujours historiquement arrangés par croupions interposés pour confisquer le pouvoir par la ruse, la violence, les fraudes électorales et la corruption. Le financement des campagnes des dix-neuf candidats actuels à la présidence se fait dans une opacité déroutante, voire suspecte et troublante pour certains. L’absence de cadre normatif contraignant se prête évidemment aux extravagances et dépenses électorales incontrôlées. Le jeu de l’alternance politique démocratique et régulière se retrouve comme faussé durant ces joutes électorales aux relents de poker coquin.
Pourtant, en dépit de cet héritage apparemment indécrottable, il va falloir, à nouveau, voter le 28 novembre prochain. Peut-être qu’un vrai leader capable et tourné vers le changement vrai finira par sortir des urnes et se détacher pour notre bien de ces nombreux prétendants au fauteuil présidentiel. Nous vous présentons leurs visions du futur de notre pays dans les pages qui suivent. L’abstention ne saurait être une option. Les fraudes officielles se nourrissent généralement du consentement tacite et de l’apathie d’électeurs démissionnaires. ll va falloir voter. Malgré tout. Malgré ce CEP décrié. Massivement. Sans peur ni complexe. Pour l’autre Haïti.
Daly Valet
Le Matin
Vacuum !
Vacuum !
Daly Valet
À entendre parler et déparler ceux qui, plus ou moins capables, aspirent humblement à nous gouverner, et ceux qui, foncièrement incapables, rêvent incongrûment de régner sur nous dans la continuité de l’Haïti à répudier, on dirait qu’ils perdent tous de vue que l’Haïti des secousses sismiques récurrentes, des sans-abris, du choléra et des ouragans tapageurs, a vraiment soif d’idéal. Nos foules et électeurs ont toujours été traditionnellement de grands sentimentaux. Nos options politiques et nos votes ne résultaient pas forcément de délibérations citoyennes rationnelles et bien informées. Et Dieu, nos affairistes politiques les plus futés en ont grassement tiré profit dans la longue durée. Ils ont usé de tous les artifices et expédients pour dérouter la nation, pervertir les appels au peuple, nos grands rendez-vous électoraux, et pour subvertir l’ordre républicain.
Le vide programmatique dans lequel s’inscrit l’actuelle campagne électorale donne froid au dos. On assiste à une trivialisation de l’idée de projets et de débats, de telle sorte que la majorité des candidats semble n’avoir que leur bonne ou leur mauvaise mine à offrir aux électeurs à titre de programmes. Un vacuum qui se lit dans les oppositions binaires factices du type « continuité vs changement». La rupture est-elle vraiment possible entre des cousins complices, accidentellement rivaux ? Le pays n’est pas vraiment mobilisé sur les grands enjeux et clivages structuraux. C’est comme la mort du politique en tant que lieu d’articulation, d’agrégation et de médiation des tensions et contradictions sociétales. Les discussions désertent l’essentiel pour se cantonner dans l’amplification des tapages accessoires autour de la simple prise du pouvoir par des coteries partisanes impatientes. Des coteries qui, à l’analyse, ne paraissent pas suffisamment préparées à mieux gouverner et à effectivement délivrer que celles qu’elles projettent d’évacuer du pouvoir.
Le comportement des élites politiques établies n’en finit pas de décontenancer et d’embrouiller les électeurs. C’est un exercice vraiment fastidieux que de vouloir les situer à l’échelle des idéologies, dans leurs choix et positionnements stratégiques, et par rapport à nos tourments réels de peuple. À la décharge de celles qui se mêlent d’institutionnalisation politique, il faut reconnaitre que le milieu haïtien ne se prête ni matériellement ni culturellement à l’émergence de grands partis porteurs de projets mobilisateurs. D’autant que les mi-lieux d’argent et de pouvoir en Haïti se sont toujours historiquement arrangés par croupions interposés pour confisquer le pouvoir par la ruse, la violence, les fraudes électorales et la corruption. Le financement des campagnes des dix-neuf candidats actuels à la présidence se fait dans une opacité déroutante, voire suspecte et troublante pour certains. L’absence de cadre normatif contraignant se prête évidemment aux extravagances et dépenses électorales incontrôlées. Le jeu de l’alternance politique démocratique et régulière se retrouve comme faussé durant ces joutes électorales aux relents de poker coquin.
Pourtant, en dépit de cet héritage apparemment indécrottable, il va falloir, à nouveau, voter le 28 novembre prochain. Peut-être qu’un vrai leader capable et tourné vers le changement vrai finira par sortir des urnes et se détacher pour notre bien de ces nombreux prétendants au fauteuil présidentiel. Nous vous présentons leurs visions du futur de notre pays dans les pages qui suivent. L’abstention ne saurait être une option. Les fraudes officielles se nourrissent généralement du consentement tacite et de l’apathie d’électeurs démissionnaires. ll va falloir voter. Malgré tout. Malgré ce CEP décrié. Massivement. Sans peur ni complexe. Pour l’autre Haïti.
Daly Valet
Le Matin
Daly Valet
À entendre parler et déparler ceux qui, plus ou moins capables, aspirent humblement à nous gouverner, et ceux qui, foncièrement incapables, rêvent incongrûment de régner sur nous dans la continuité de l’Haïti à répudier, on dirait qu’ils perdent tous de vue que l’Haïti des secousses sismiques récurrentes, des sans-abris, du choléra et des ouragans tapageurs, a vraiment soif d’idéal. Nos foules et électeurs ont toujours été traditionnellement de grands sentimentaux. Nos options politiques et nos votes ne résultaient pas forcément de délibérations citoyennes rationnelles et bien informées. Et Dieu, nos affairistes politiques les plus futés en ont grassement tiré profit dans la longue durée. Ils ont usé de tous les artifices et expédients pour dérouter la nation, pervertir les appels au peuple, nos grands rendez-vous électoraux, et pour subvertir l’ordre républicain.
Le vide programmatique dans lequel s’inscrit l’actuelle campagne électorale donne froid au dos. On assiste à une trivialisation de l’idée de projets et de débats, de telle sorte que la majorité des candidats semble n’avoir que leur bonne ou leur mauvaise mine à offrir aux électeurs à titre de programmes. Un vacuum qui se lit dans les oppositions binaires factices du type « continuité vs changement». La rupture est-elle vraiment possible entre des cousins complices, accidentellement rivaux ? Le pays n’est pas vraiment mobilisé sur les grands enjeux et clivages structuraux. C’est comme la mort du politique en tant que lieu d’articulation, d’agrégation et de médiation des tensions et contradictions sociétales. Les discussions désertent l’essentiel pour se cantonner dans l’amplification des tapages accessoires autour de la simple prise du pouvoir par des coteries partisanes impatientes. Des coteries qui, à l’analyse, ne paraissent pas suffisamment préparées à mieux gouverner et à effectivement délivrer que celles qu’elles projettent d’évacuer du pouvoir.
Le comportement des élites politiques établies n’en finit pas de décontenancer et d’embrouiller les électeurs. C’est un exercice vraiment fastidieux que de vouloir les situer à l’échelle des idéologies, dans leurs choix et positionnements stratégiques, et par rapport à nos tourments réels de peuple. À la décharge de celles qui se mêlent d’institutionnalisation politique, il faut reconnaitre que le milieu haïtien ne se prête ni matériellement ni culturellement à l’émergence de grands partis porteurs de projets mobilisateurs. D’autant que les mi-lieux d’argent et de pouvoir en Haïti se sont toujours historiquement arrangés par croupions interposés pour confisquer le pouvoir par la ruse, la violence, les fraudes électorales et la corruption. Le financement des campagnes des dix-neuf candidats actuels à la présidence se fait dans une opacité déroutante, voire suspecte et troublante pour certains. L’absence de cadre normatif contraignant se prête évidemment aux extravagances et dépenses électorales incontrôlées. Le jeu de l’alternance politique démocratique et régulière se retrouve comme faussé durant ces joutes électorales aux relents de poker coquin.
Pourtant, en dépit de cet héritage apparemment indécrottable, il va falloir, à nouveau, voter le 28 novembre prochain. Peut-être qu’un vrai leader capable et tourné vers le changement vrai finira par sortir des urnes et se détacher pour notre bien de ces nombreux prétendants au fauteuil présidentiel. Nous vous présentons leurs visions du futur de notre pays dans les pages qui suivent. L’abstention ne saurait être une option. Les fraudes officielles se nourrissent généralement du consentement tacite et de l’apathie d’électeurs démissionnaires. ll va falloir voter. Malgré tout. Malgré ce CEP décrié. Massivement. Sans peur ni complexe. Pour l’autre Haïti.
Daly Valet
Le Matin
Vacuum !
Vacuum !
Daly Valet
À entendre parler et déparler ceux qui, plus ou moins capables, aspirent humblement à nous gouverner, et ceux qui, foncièrement incapables, rêvent incongrûment de régner sur nous dans la continuité de l’Haïti à répudier, on dirait qu’ils perdent tous de vue que l’Haïti des secousses sismiques récurrentes, des sans-abris, du choléra et des ouragans tapageurs, a vraiment soif d’idéal. Nos foules et électeurs ont toujours été traditionnellement de grands sentimentaux. Nos options politiques et nos votes ne résultaient pas forcément de délibérations citoyennes rationnelles et bien informées. Et Dieu, nos affairistes politiques les plus futés en ont grassement tiré profit dans la longue durée. Ils ont usé de tous les artifices et expédients pour dérouter la nation, pervertir les appels au peuple, nos grands rendez-vous électoraux, et pour subvertir l’ordre républicain.
Le vide programmatique dans lequel s’inscrit l’actuelle campagne électorale donne froid au dos. On assiste à une trivialisation de l’idée de projets et de débats, de telle sorte que la majorité des candidats semble n’avoir que leur bonne ou leur mauvaise mine à offrir aux électeurs à titre de programmes. Un vacuum qui se lit dans les oppositions binaires factices du type « continuité vs changement». La rupture est-elle vraiment possible entre des cousins complices, accidentellement rivaux ? Le pays n’est pas vraiment mobilisé sur les grands enjeux et clivages structuraux. C’est comme la mort du politique en tant que lieu d’articulation, d’agrégation et de médiation des tensions et contradictions sociétales. Les discussions désertent l’essentiel pour se cantonner dans l’amplification des tapages accessoires autour de la simple prise du pouvoir par des coteries partisanes impatientes. Des coteries qui, à l’analyse, ne paraissent pas suffisamment préparées à mieux gouverner et à effectivement délivrer que celles qu’elles projettent d’évacuer du pouvoir.
Le comportement des élites politiques établies n’en finit pas de décontenancer et d’embrouiller les électeurs. C’est un exercice vraiment fastidieux que de vouloir les situer à l’échelle des idéologies, dans leurs choix et positionnements stratégiques, et par rapport à nos tourments réels de peuple. À la décharge de celles qui se mêlent d’institutionnalisation politique, il faut reconnaitre que le milieu haïtien ne se prête ni matériellement ni culturellement à l’émergence de grands partis porteurs de projets mobilisateurs. D’autant que les mi-lieux d’argent et de pouvoir en Haïti se sont toujours historiquement arrangés par croupions interposés pour confisquer le pouvoir par la ruse, la violence, les fraudes électorales et la corruption. Le financement des campagnes des dix-neuf candidats actuels à la présidence se fait dans une opacité déroutante, voire suspecte et troublante pour certains. L’absence de cadre normatif contraignant se prête évidemment aux extravagances et dépenses électorales incontrôlées. Le jeu de l’alternance politique démocratique et régulière se retrouve comme faussé durant ces joutes électorales aux relents de poker coquin.
Pourtant, en dépit de cet héritage apparemment indécrottable, il va falloir, à nouveau, voter le 28 novembre prochain. Peut-être qu’un vrai leader capable et tourné vers le changement vrai finira par sortir des urnes et se détacher pour notre bien de ces nombreux prétendants au fauteuil présidentiel. Nous vous présentons leurs visions du futur de notre pays dans les pages qui suivent. L’abstention ne saurait être une option. Les fraudes officielles se nourrissent généralement du consentement tacite et de l’apathie d’électeurs démissionnaires. ll va falloir voter. Malgré tout. Malgré ce CEP décrié. Massivement. Sans peur ni complexe. Pour l’autre Haïti.
Daly Valet
Le Matin
Daly Valet
À entendre parler et déparler ceux qui, plus ou moins capables, aspirent humblement à nous gouverner, et ceux qui, foncièrement incapables, rêvent incongrûment de régner sur nous dans la continuité de l’Haïti à répudier, on dirait qu’ils perdent tous de vue que l’Haïti des secousses sismiques récurrentes, des sans-abris, du choléra et des ouragans tapageurs, a vraiment soif d’idéal. Nos foules et électeurs ont toujours été traditionnellement de grands sentimentaux. Nos options politiques et nos votes ne résultaient pas forcément de délibérations citoyennes rationnelles et bien informées. Et Dieu, nos affairistes politiques les plus futés en ont grassement tiré profit dans la longue durée. Ils ont usé de tous les artifices et expédients pour dérouter la nation, pervertir les appels au peuple, nos grands rendez-vous électoraux, et pour subvertir l’ordre républicain.
Le vide programmatique dans lequel s’inscrit l’actuelle campagne électorale donne froid au dos. On assiste à une trivialisation de l’idée de projets et de débats, de telle sorte que la majorité des candidats semble n’avoir que leur bonne ou leur mauvaise mine à offrir aux électeurs à titre de programmes. Un vacuum qui se lit dans les oppositions binaires factices du type « continuité vs changement». La rupture est-elle vraiment possible entre des cousins complices, accidentellement rivaux ? Le pays n’est pas vraiment mobilisé sur les grands enjeux et clivages structuraux. C’est comme la mort du politique en tant que lieu d’articulation, d’agrégation et de médiation des tensions et contradictions sociétales. Les discussions désertent l’essentiel pour se cantonner dans l’amplification des tapages accessoires autour de la simple prise du pouvoir par des coteries partisanes impatientes. Des coteries qui, à l’analyse, ne paraissent pas suffisamment préparées à mieux gouverner et à effectivement délivrer que celles qu’elles projettent d’évacuer du pouvoir.
Le comportement des élites politiques établies n’en finit pas de décontenancer et d’embrouiller les électeurs. C’est un exercice vraiment fastidieux que de vouloir les situer à l’échelle des idéologies, dans leurs choix et positionnements stratégiques, et par rapport à nos tourments réels de peuple. À la décharge de celles qui se mêlent d’institutionnalisation politique, il faut reconnaitre que le milieu haïtien ne se prête ni matériellement ni culturellement à l’émergence de grands partis porteurs de projets mobilisateurs. D’autant que les mi-lieux d’argent et de pouvoir en Haïti se sont toujours historiquement arrangés par croupions interposés pour confisquer le pouvoir par la ruse, la violence, les fraudes électorales et la corruption. Le financement des campagnes des dix-neuf candidats actuels à la présidence se fait dans une opacité déroutante, voire suspecte et troublante pour certains. L’absence de cadre normatif contraignant se prête évidemment aux extravagances et dépenses électorales incontrôlées. Le jeu de l’alternance politique démocratique et régulière se retrouve comme faussé durant ces joutes électorales aux relents de poker coquin.
Pourtant, en dépit de cet héritage apparemment indécrottable, il va falloir, à nouveau, voter le 28 novembre prochain. Peut-être qu’un vrai leader capable et tourné vers le changement vrai finira par sortir des urnes et se détacher pour notre bien de ces nombreux prétendants au fauteuil présidentiel. Nous vous présentons leurs visions du futur de notre pays dans les pages qui suivent. L’abstention ne saurait être une option. Les fraudes officielles se nourrissent généralement du consentement tacite et de l’apathie d’électeurs démissionnaires. ll va falloir voter. Malgré tout. Malgré ce CEP décrié. Massivement. Sans peur ni complexe. Pour l’autre Haïti.
Daly Valet
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Vacuum !
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Daly Valet
À entendre parler et déparler ceux qui, plus ou moins capables, aspirent humblement à nous gouverner, et ceux qui, foncièrement incapables, rêvent incongrûment de régner sur nous dans la continuité de l’Haïti à répudier, on dirait qu’ils perdent tous de vue que l’Haïti des secousses sismiques récurrentes, des sans-abris, du choléra et des ouragans tapageurs, a vraiment soif d’idéal. Nos foules et électeurs ont toujours été traditionnellement de grands sentimentaux. Nos options politiques et nos votes ne résultaient pas forcément de délibérations citoyennes rationnelles et bien informées. Et Dieu, nos affairistes politiques les plus futés en ont grassement tiré profit dans la longue durée. Ils ont usé de tous les artifices et expédients pour dérouter la nation, pervertir les appels au peuple, nos grands rendez-vous électoraux, et pour subvertir l’ordre républicain.
Le vide programmatique dans lequel s’inscrit l’actuelle campagne électorale donne froid au dos. On assiste à une trivialisation de l’idée de projets et de débats, de telle sorte que la majorité des candidats semble n’avoir que leur bonne ou leur mauvaise mine à offrir aux électeurs à titre de programmes. Un vacuum qui se lit dans les oppositions binaires factices du type « continuité vs changement». La rupture est-elle vraiment possible entre des cousins complices, accidentellement rivaux ? Le pays n’est pas vraiment mobilisé sur les grands enjeux et clivages structuraux. C’est comme la mort du politique en tant que lieu d’articulation, d’agrégation et de médiation des tensions et contradictions sociétales. Les discussions désertent l’essentiel pour se cantonner dans l’amplification des tapages accessoires autour de la simple prise du pouvoir par des coteries partisanes impatientes. Des coteries qui, à l’analyse, ne paraissent pas suffisamment préparées à mieux gouverner et à effectivement délivrer que celles qu’elles projettent d’évacuer du pouvoir.
Le comportement des élites politiques établies n’en finit pas de décontenancer et d’embrouiller les électeurs. C’est un exercice vraiment fastidieux que de vouloir les situer à l’échelle des idéologies, dans leurs choix et positionnements stratégiques, et par rapport à nos tourments réels de peuple. À la décharge de celles qui se mêlent d’institutionnalisation politique, il faut reconnaitre que le milieu haïtien ne se prête ni matériellement ni culturellement à l’émergence de grands partis porteurs de projets mobilisateurs. D’autant que les mi-lieux d’argent et de pouvoir en Haïti se sont toujours historiquement arrangés par croupions interposés pour confisquer le pouvoir par la ruse, la violence, les fraudes électorales et la corruption. Le financement des campagnes des dix-neuf candidats actuels à la présidence se fait dans une opacité déroutante, voire suspecte et troublante pour certains. L’absence de cadre normatif contraignant se prête évidemment aux extravagances et dépenses électorales incontrôlées. Le jeu de l’alternance politique démocratique et régulière se retrouve comme faussé durant ces joutes électorales aux relents de poker coquin.
Pourtant, en dépit de cet héritage apparemment indécrottable, il va falloir, à nouveau, voter le 28 novembre prochain. Peut-être qu’un vrai leader capable et tourné vers le changement vrai finira par sortir des urnes et se détacher pour notre bien de ces nombreux prétendants au fauteuil présidentiel. Nous vous présentons leurs visions du futur de notre pays dans les pages qui suivent. L’abstention ne saurait être une option. Les fraudes officielles se nourrissent généralement du consentement tacite et de l’apathie d’électeurs démissionnaires. ll va falloir voter. Malgré tout. Malgré ce CEP décrié. Massivement. Sans peur ni complexe. Pour l’autre Haïti.
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À entendre parler et déparler ceux qui, plus ou moins capables, aspirent humblement à nous gouverner, et ceux qui, foncièrement incapables, rêvent incongrûment de régner sur nous dans la continuité de l’Haïti à répudier, on dirait qu’ils perdent tous de vue que l’Haïti des secousses sismiques récurrentes, des sans-abris, du choléra et des ouragans tapageurs, a vraiment soif d’idéal. Nos foules et électeurs ont toujours été traditionnellement de grands sentimentaux. Nos options politiques et nos votes ne résultaient pas forcément de délibérations citoyennes rationnelles et bien informées. Et Dieu, nos affairistes politiques les plus futés en ont grassement tiré profit dans la longue durée. Ils ont usé de tous les artifices et expédients pour dérouter la nation, pervertir les appels au peuple, nos grands rendez-vous électoraux, et pour subvertir l’ordre républicain.
Le vide programmatique dans lequel s’inscrit l’actuelle campagne électorale donne froid au dos. On assiste à une trivialisation de l’idée de projets et de débats, de telle sorte que la majorité des candidats semble n’avoir que leur bonne ou leur mauvaise mine à offrir aux électeurs à titre de programmes. Un vacuum qui se lit dans les oppositions binaires factices du type « continuité vs changement». La rupture est-elle vraiment possible entre des cousins complices, accidentellement rivaux ? Le pays n’est pas vraiment mobilisé sur les grands enjeux et clivages structuraux. C’est comme la mort du politique en tant que lieu d’articulation, d’agrégation et de médiation des tensions et contradictions sociétales. Les discussions désertent l’essentiel pour se cantonner dans l’amplification des tapages accessoires autour de la simple prise du pouvoir par des coteries partisanes impatientes. Des coteries qui, à l’analyse, ne paraissent pas suffisamment préparées à mieux gouverner et à effectivement délivrer que celles qu’elles projettent d’évacuer du pouvoir.
Le comportement des élites politiques établies n’en finit pas de décontenancer et d’embrouiller les électeurs. C’est un exercice vraiment fastidieux que de vouloir les situer à l’échelle des idéologies, dans leurs choix et positionnements stratégiques, et par rapport à nos tourments réels de peuple. À la décharge de celles qui se mêlent d’institutionnalisation politique, il faut reconnaitre que le milieu haïtien ne se prête ni matériellement ni culturellement à l’émergence de grands partis porteurs de projets mobilisateurs. D’autant que les mi-lieux d’argent et de pouvoir en Haïti se sont toujours historiquement arrangés par croupions interposés pour confisquer le pouvoir par la ruse, la violence, les fraudes électorales et la corruption. Le financement des campagnes des dix-neuf candidats actuels à la présidence se fait dans une opacité déroutante, voire suspecte et troublante pour certains. L’absence de cadre normatif contraignant se prête évidemment aux extravagances et dépenses électorales incontrôlées. Le jeu de l’alternance politique démocratique et régulière se retrouve comme faussé durant ces joutes électorales aux relents de poker coquin.
Pourtant, en dépit de cet héritage apparemment indécrottable, il va falloir, à nouveau, voter le 28 novembre prochain. Peut-être qu’un vrai leader capable et tourné vers le changement vrai finira par sortir des urnes et se détacher pour notre bien de ces nombreux prétendants au fauteuil présidentiel. Nous vous présentons leurs visions du futur de notre pays dans les pages qui suivent. L’abstention ne saurait être une option. Les fraudes officielles se nourrissent généralement du consentement tacite et de l’apathie d’électeurs démissionnaires. ll va falloir voter. Malgré tout. Malgré ce CEP décrié. Massivement. Sans peur ni complexe. Pour l’autre Haïti.
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À entendre parler et déparler ceux qui, plus ou moins capables, aspirent humblement à nous gouverner, et ceux qui, foncièrement incapables, rêvent incongrûment de régner sur nous dans la continuité de l’Haïti à répudier, on dirait qu’ils perdent tous de vue que l’Haïti des secousses sismiques récurrentes, des sans-abris, du choléra et des ouragans tapageurs, a vraiment soif d’idéal. Nos foules et électeurs ont toujours été traditionnellement de grands sentimentaux. Nos options politiques et nos votes ne résultaient pas forcément de délibérations citoyennes rationnelles et bien informées. Et Dieu, nos affairistes politiques les plus futés en ont grassement tiré profit dans la longue durée. Ils ont usé de tous les artifices et expédients pour dérouter la nation, pervertir les appels au peuple, nos grands rendez-vous électoraux, et pour subvertir l’ordre républicain.
Le vide programmatique dans lequel s’inscrit l’actuelle campagne électorale donne froid au dos. On assiste à une trivialisation de l’idée de projets et de débats, de telle sorte que la majorité des candidats semble n’avoir que leur bonne ou leur mauvaise mine à offrir aux électeurs à titre de programmes. Un vacuum qui se lit dans les oppositions binaires factices du type « continuité vs changement». La rupture est-elle vraiment possible entre des cousins complices, accidentellement rivaux ? Le pays n’est pas vraiment mobilisé sur les grands enjeux et clivages structuraux. C’est comme la mort du politique en tant que lieu d’articulation, d’agrégation et de médiation des tensions et contradictions sociétales. Les discussions désertent l’essentiel pour se cantonner dans l’amplification des tapages accessoires autour de la simple prise du pouvoir par des coteries partisanes impatientes. Des coteries qui, à l’analyse, ne paraissent pas suffisamment préparées à mieux gouverner et à effectivement délivrer que celles qu’elles projettent d’évacuer du pouvoir.
Le comportement des élites politiques établies n’en finit pas de décontenancer et d’embrouiller les électeurs. C’est un exercice vraiment fastidieux que de vouloir les situer à l’échelle des idéologies, dans leurs choix et positionnements stratégiques, et par rapport à nos tourments réels de peuple. À la décharge de celles qui se mêlent d’institutionnalisation politique, il faut reconnaitre que le milieu haïtien ne se prête ni matériellement ni culturellement à l’émergence de grands partis porteurs de projets mobilisateurs. D’autant que les mi-lieux d’argent et de pouvoir en Haïti se sont toujours historiquement arrangés par croupions interposés pour confisquer le pouvoir par la ruse, la violence, les fraudes électorales et la corruption. Le financement des campagnes des dix-neuf candidats actuels à la présidence se fait dans une opacité déroutante, voire suspecte et troublante pour certains. L’absence de cadre normatif contraignant se prête évidemment aux extravagances et dépenses électorales incontrôlées. Le jeu de l’alternance politique démocratique et régulière se retrouve comme faussé durant ces joutes électorales aux relents de poker coquin.
Pourtant, en dépit de cet héritage apparemment indécrottable, il va falloir, à nouveau, voter le 28 novembre prochain. Peut-être qu’un vrai leader capable et tourné vers le changement vrai finira par sortir des urnes et se détacher pour notre bien de ces nombreux prétendants au fauteuil présidentiel. Nous vous présentons leurs visions du futur de notre pays dans les pages qui suivent. L’abstention ne saurait être une option. Les fraudes officielles se nourrissent généralement du consentement tacite et de l’apathie d’électeurs démissionnaires. ll va falloir voter. Malgré tout. Malgré ce CEP décrié. Massivement. Sans peur ni complexe. Pour l’autre Haïti.
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À entendre parler et déparler ceux qui, plus ou moins capables, aspirent humblement à nous gouverner, et ceux qui, foncièrement incapables, rêvent incongrûment de régner sur nous dans la continuité de l’Haïti à répudier, on dirait qu’ils perdent tous de vue que l’Haïti des secousses sismiques récurrentes, des sans-abris, du choléra et des ouragans tapageurs, a vraiment soif d’idéal. Nos foules et électeurs ont toujours été traditionnellement de grands sentimentaux. Nos options politiques et nos votes ne résultaient pas forcément de délibérations citoyennes rationnelles et bien informées. Et Dieu, nos affairistes politiques les plus futés en ont grassement tiré profit dans la longue durée. Ils ont usé de tous les artifices et expédients pour dérouter la nation, pervertir les appels au peuple, nos grands rendez-vous électoraux, et pour subvertir l’ordre républicain.
Le vide programmatique dans lequel s’inscrit l’actuelle campagne électorale donne froid au dos. On assiste à une trivialisation de l’idée de projets et de débats, de telle sorte que la majorité des candidats semble n’avoir que leur bonne ou leur mauvaise mine à offrir aux électeurs à titre de programmes. Un vacuum qui se lit dans les oppositions binaires factices du type « continuité vs changement». La rupture est-elle vraiment possible entre des cousins complices, accidentellement rivaux ? Le pays n’est pas vraiment mobilisé sur les grands enjeux et clivages structuraux. C’est comme la mort du politique en tant que lieu d’articulation, d’agrégation et de médiation des tensions et contradictions sociétales. Les discussions désertent l’essentiel pour se cantonner dans l’amplification des tapages accessoires autour de la simple prise du pouvoir par des coteries partisanes impatientes. Des coteries qui, à l’analyse, ne paraissent pas suffisamment préparées à mieux gouverner et à effectivement délivrer que celles qu’elles projettent d’évacuer du pouvoir.
Le comportement des élites politiques établies n’en finit pas de décontenancer et d’embrouiller les électeurs. C’est un exercice vraiment fastidieux que de vouloir les situer à l’échelle des idéologies, dans leurs choix et positionnements stratégiques, et par rapport à nos tourments réels de peuple. À la décharge de celles qui se mêlent d’institutionnalisation politique, il faut reconnaitre que le milieu haïtien ne se prête ni matériellement ni culturellement à l’émergence de grands partis porteurs de projets mobilisateurs. D’autant que les mi-lieux d’argent et de pouvoir en Haïti se sont toujours historiquement arrangés par croupions interposés pour confisquer le pouvoir par la ruse, la violence, les fraudes électorales et la corruption. Le financement des campagnes des dix-neuf candidats actuels à la présidence se fait dans une opacité déroutante, voire suspecte et troublante pour certains. L’absence de cadre normatif contraignant se prête évidemment aux extravagances et dépenses électorales incontrôlées. Le jeu de l’alternance politique démocratique et régulière se retrouve comme faussé durant ces joutes électorales aux relents de poker coquin.
Pourtant, en dépit de cet héritage apparemment indécrottable, il va falloir, à nouveau, voter le 28 novembre prochain. Peut-être qu’un vrai leader capable et tourné vers le changement vrai finira par sortir des urnes et se détacher pour notre bien de ces nombreux prétendants au fauteuil présidentiel. Nous vous présentons leurs visions du futur de notre pays dans les pages qui suivent. L’abstention ne saurait être une option. Les fraudes officielles se nourrissent généralement du consentement tacite et de l’apathie d’électeurs démissionnaires. ll va falloir voter. Malgré tout. Malgré ce CEP décrié. Massivement. Sans peur ni complexe. Pour l’autre Haïti.
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