jeudi 18 juillet 2013

MANDIBA, UN HOMME POUR L’ÉTERNITÉ!!!


MANDIBA, UN HOMME POUR L’ÉTERNITÉ!!!
JEAN L THEAGENE
17 JUILLET 2013
« La difficulté de réussir ne fait qu’ajouter à la nécessité d’entreprendre » Beaumarchais.
Texte dédié à l’agronome Gérard-Philippe Auguste (Tonton BOBO) qui m’a initié à la connaissance de l’Afrique.
 
Il y a pour certaines fleurs des teintes en clair-obscur enregistrées nulle part dans les données de l’arc-en-ciel original comme il existe pour l’humanité des échantillons qui demeurent totalement inclassables dans l’échelle des sentiments. Nelson Mandelaest bien de ces êtres qui échappent aux limitations temporelles des statistiques émotionnelles. Tandis que le vainqueur de Waterloo s’acharnait à décrisper l’Histoire en déboussolant le socle des mythes, un I8 Juillet de l’année 1918, Mandela, dans son village de Kounou, vainquit les touffeurs de l’amnios maternel et entra bruyamment dans cette vie qu’il sut apprivoiser de sa préparation intellectuelle, de son entregent naturel et des multiples attributs humains dont il disposait. En ce 18 Juillet 2013, où Il renouvelle son hypothèque de naissance à la banque de la vie, l’icône de la lutte anti-apartheid se bat contre la mort et  le cœur de l’humanité se fond pour ce dernier symbole de l’unité fragile du Continent Africain.
Au moment où l’apartheid, du haut de la tribune de L’ONU a été proclamé crime contre l’humanité, L’Afrique du Sud avait  besoin du soutien des nations et des peuples responsables du monde pour mettre effectivement fin à ce génocide.  Et parce que ce soutien contribuerait à alléger  leur malheur,  Winnie Mandelas’écria : « rompez avec l’Afrique du Sud. Ne rompez pas dans deux ans, ne rompez pas dans un mois. Nous vous en supplions, rompez maintenant ».
Le monde en général, et Haïti en particulier  se sont sentis encouragés par la prise de position de La France de François Mitterrand contre le sordide apartheid de L’Afrique du Sud. C’est qu’il était vraiment impensable que 80% de noirs fussent ainsi ostracisés par des Afrikaners, avec la tolérance, si ce n’est la bénédiction, des grandes puissances occidentales. Gloire à La France qui, au risque de perdre l’uranium de ce pays, venait de rompre avec ce racisme puant !
Quand Adolphe Hitler, parvenu au pouvoir en 1933, s’avisa d’élever l’Allemagne au rang de maîtresse  du monde, et que, pour y parvenir, il décida, entre autres crimes de guerre,  d’exterminer les Juifs, le monde entier se mit debout pour protester contre le nazisme et la folie de grandeur du Führer. Le crime de Peter Bothadépassait celui d’Hitler. Pourtant, les États-Unis, qui versèrent un sang si généreux pour défier le fascisme, témoignait d’une complaisance coupable envers l’Afrique des Boers. Comme si l’or, le diamant et surtout l’uranium de cette minorité blanche semblaient avoir plus de prix que les milliers de vies de nos congénères sacrifiées chaque jour dans ce coin maudit de la terre où les blancs professaient moins de considération  pour les noirs que pour leurs chiens.
Menacée timidement par le pays de Wilberforce, et visiblement tolérée par le pays de Charles Summer, L’Afrique du Sud continuait son impardonnable génocide et pratiquait du chantage avec l’éventuelle libération de Nelson Mandela qui, depuis plus de vingt ans, gémissait dans les geôles infectes de Peter Botha. Desmond Tutu a reçu le Prix Nobel de la Paix, pour avoir condamné la loi du Talion et recommandé la résistance passive contre l’apartheid immonde. Ce prélat noir anglican versa dans la même erreur que le pasteur Martin Luther King, car, dans de telles circonstances seules la révolte, l’incendie et l’émeute pouvaient avoir raison de la ségrégation et de l’assassinat.
C’est en effet, par le fer, le feu et le sang que l’on combat l’injustice aveugle et criante. La plaisanterie de ces blancs minoritaires avait trop duré. Les nègres de St Domingue, s’ils devaient attendre que les Caradeux et les Rochambeau se fussent réunis autour d’une table de conférence pour leur accorder la liberté, seraient encore aujourd’hui à soupirer après leur émancipation. Et Napoléon Bonaparte fut médusé quand le nègre JeanJacques Dessalines à Vertières fit mordre la poussière aux vétérans qui se couvrirent de gloire à Arcole, à Rivoli et aux pieds des pyramidesd’Egypte.
Il faut dire aussi que les héros haïtiens, pour réussir leur épopée, trouvèrent un appui considérable et exaltant auprès des Montagnards français, notamment chezRobespierre qui eut à s’écrier : « Périssent les colonies plutôt qu’un principe ». Et c’est pourquoi, Haïti, n’en déplaise à Me Moïse et à Mme Lemaire, à qui je voue énormément de respect et d’admiration, l’ancienne colonie française, ne pouvait se détacher entièrement de la France, même après l’indépendance. Au fort de la mêlée libératrice, Isaac, le fils légitime de Toussaint Louverture, refusa d’épouser la cause de son père contre La France. Pendant la guerre de 1914-1918, les Haïtiens se battirent à côté des Français et en 1940, quand Hitler occupa Paris, ces mêmes Haïtiens versèrent de chaudes larmes.  L’haïtien cultivé, contrairement aux idiots sonores  qui, de nos jours polluent l’air, connait mieux les Lettres Françaises que sa propre littérature. Et ce n’est point là du bovarysme aveugle !
La France éternelle mérite qu’on l’admire, qu’on l’aime et qu’on se range sous son leadership culturel. Haïti a vibré en 1940 à l’unisson de Charles de Gaulle se rebellant sur les ondes de la BBC de Londres contre l’agenouillement de Pétain, le vainqueur de Verdun, devant l’occupation allemande, car, pour nous également, La France avait perdu une bataille,  mais pas la guerre. Et, à la libération de Paris, on comptait des noirs dans l’armée de Philippe Leclerc. La France n’appartient pas seulement aux Français, contrairement aux demeurés haïtiens qui refusent toute reconnaissance aux compatriotes de l’extérieur. Elle appartient aux citoyens de l’univers puisque chaque fois qu’un Sardanapale sème la terreur quelque part, c’est à la Révolution  de 1789 et à la Déclaration des Droits de l’Homme qu’on se réfère pour le détrôner et l’abattre. Souvenons-nous de 2004 !
  La condamnation courageuse du racisme en Afrique du Sud, le rappel de l’Ambassadeur Français à Pretoria, la dénonciation devant le Conseil de Sécurité de L’Onu du génocide des noirs par ces blancs, altérés de sang, honoraient le pays de Robespierre et d’Emile Zola. Cette ruade de François Mitterrand et de son Premier Ministre  Laurent Fabius avait soulevé l’âme haïtienne qui, dans ce juste courroux, reconnaissait un peu  son sang. La vie de Nelson Mandela et de ces milliers de noirs, décimés quotidiennement valait plus pour La France que l’uranium tant convoité par la satrapie de Peter Botha.
  
C’est dans La France de Robespierre que Simon Bolivar alla sucer la substantifique moelle révolutionnaire avant d’engager, contre l’Espagne esclavagiste, la lutte titanesque d’où devait sortir la libération de l’Amérique Latine. Battu à plusieurs reprises et sur le point de jeter le manche après la cognée, c’est vers Haïti que l’illustre fugitif tourna ses regards en quête de secours. Simon Bolivar ne fut pas déçu dans ses espoirs. Alexandre Pétion lui fournit de l’argent, des armes et des munitions dont il avait besoin ne réclamant en retour que la libération des esclaves, partout où il serait  vainqueur.
Dans la lutte contre l’apartheid, Haïti n’avait pas d’armes à fournir pour épauler Nelson Mandela et  échapper à l’assassinat de nos congénères  dans  l’Afrique méridionale. Mais elle a fait vibrer sa voix à L’ONU pour protester à l’unisson de La France contre le racisme, cette plaie phagédénique. Haïti, comme La France, a ditNON à l’apartheid de Peter Botha, l’héritier d’Attila et d’Adolph HitlerAussi, à l’occasion du 18 Juillet, pour marquer les quatre-vingt quinze ans de l’Homme qui sauta dans l’arène pour livrer la guerre à l’ignorance et tous les autres adjuvants de la sauvagerie et de la médiocrité humaines, puisse la providence et les hommes de l’art continuer à améliorer à son endroit les termes du contrat d’existence ! Aux joies d’une famille unie autour de ce monument biologique, cette incarnation de la magnanimité, ce  combattant qui a entraîné ses troupes  au succès et à la gloire, nous joignons notre petite voix de crécelle pour parfaire la symphonie inachevée du Grand compositeur Allemand. Que les dieux prennent en charge sa pugnacité et continuent à exaucer ses vœux d’invincibilité !
                                                   Miami, le 17 Juillet 2013
                                                          Dr Jean L. Théagène
                                                              
 

Jean L. Théagène
Président de l'UNDH
(Union Nationale des Démocrates Haïtiens)
Tel: 786-234-5905
jeanlt212@yahoo.com

dimanche 14 juillet 2013

Le gouvernement travaille, le Parlement sommeille, l'opposition se cherche

Le gouvernement travaille, le Parlement sommeille, l'opposition se cherche
Le Nouvelliste | Publié le :11 juillet 2013
 Frantz Duval
Par Frantz Duval
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La période Chantal s'achève. La chère dame tant crainte n'a jeté sur le pays que des crachins et de la bise. Force est de constater que le gouvernement a bien mené la barque. La communication était à point, avec, en avant de pointe, le président Michel Martelly lui-même. Des mesures annoncées pour parer au pire, la liste était longue. Et si nous ne saurions jamais si elles étaient suffisantes, la liste était rassurante. La machine gouvernementale avait, pour le passage de Chantal, le juste ton. Ni alarme démesurée, ni nonchalance débonnaire. Autre point positif, la justice continue de faire son travail dans le cadre du grand dossier Mòlòskòt, du nom de ce réseau de présumés faussaires qui distribuaient contre rétribution sonnante et trébuchante des cartes donnant accès à de superpouvoirs. Pas un jour ne se passe sans que la police, instruite par le juge, n'arrête des bénéficiaires qui avaient, le mois dernier encore, port d'armes, voitures aux vitres teintées, gyrophare, accès à tous les lieux interdits, franchissement des barrages et contrôles de police, et même, dit-on, le droit de sortir de douane ce que bon leur semble sans bourse délier. Des amis et des proches du gouvernement sont sur la sellette. D'autres derrière les barreaux ou dans le maquis. Dans le même ordre d'idées, l'ex-sénateur Lambert et l'actuel sénateur Zenny, tous deux du Sud-Est, proches parmi les proches du président Michel Martelly, subissent les rigueurs d'une dénonciation publique, vont et viennent devant leur juge naturel comme le commun des mortels. Là encore, comme pour l'autre affaire, le pouvoir laisse faire la justice avec une discrétion remarquable. Comme pour montrer qu'elle a la tête ailleurs, le Bureau de communication de la présidence a informé jeudi que dix avant-projets de lois et cinq projets d'arrêtés ont été approuvés, le mercredi 10 juillet 2013, par l'exécutif en Conseil des ministres. Ces documents seront soumis au pouvoir législatif qui devra jouer pleinement sa partition selon le voeu de la Constitution, précise la note du palais avant de lancer une pointe à l'endroit de ceux qui peinent à voter autre chose que les résolutions sans conséquence... « L'exécutif, de son côté, continue de remplir efficacement sa mission en favorisant un climat harmonieux pour établir convenablement l'État de droit et permettre aux citoyens de vivre autrement dans leur pays », dit la note. Si ce n'est pas un clin d'oeil au Parlement, à qui s'adresse cette conclusion ? Il faut dire que cela fait des semaines que le Parlement s'est endormi. Le travail législatif n'a plus la priorité dans aucune des deux chambres. Chez les députés, la majorité présidentielle ne sert à rien. Au Sénat, les opposants mènent la danse du vide. Parlant d'opposition, il est à se demander où elle est passée. Personne ne réclame des élections, personne ne se met en position de monter au créneau pour contrer les actions du gouvernement. Les annonces, les réunions, les notes de presse se font rares. Si Martelly et Lamothe ne connaissaient pas de petites frictions passagères sur un point ou sur un autre de temps à autre, s'ils ne confrontaient pas des points de vue différents sur certaines questions, si ce nouveau gouvernement et ces changements annoncés ne se faisaient pas attendre, on se croirait au pays des merveilles. Ah, dans les projets de lois et de décrets, nulle mention de la loi électorale. Les élections sont absentes des préoccupations de l'exécutif. On dirait qu'on attend que l'opposition existe, que le Parlement disparaisse pour que les ministres travaillent sur la loi électorale.
Frantz Duval

samedi 6 juillet 2013

Agrikilti pou peye Petwo Karibe, ann komanse avek yanm lan !


 AGRIKILTI POU PEYE PETWO KARIBE,ANN KOMANSE AVEK YANM LAN
MICHEL WILLIAM
4 JUILLET 2013

Tous les ouvrages sur la vulgarisation agricole recommandent aux preneurs de décision de commencer toujours  lá où le planteur produit déjà. « Start where the farmers are »Le gouvernement haïtien  ayant déjà  une dette d’un milliard de dollars envers le Venezuela, devrait profiter du créneau agricole offert par le gouvernement de Maduro  pour  relancer objectivement  le secteur agricole en consentant les investissements  dans les zones de production importante ,spécialement dans les régions où la stratégie de lutte  de cette paysannerie contre l’insécurité alimentaire  et la sécheresse a fait ses preuves .Il se trouve par contre   que ces zones   á fortes potentialités immédiates de production sont aussi celles qui sont les plus prioritaires pour le gouvernement en terme de protection des investissements lourds  faits dans le tourisme et dans les infrastructures  indispensables   au développement du pays : routes, ponts, écoles, hôpitaux, eau potable .Il se trouve aussi que le paysan vivant dans ces zones est l’élément numéro 1 responsable de  ces inondations en aval,  justement á cause  de l’hypocrisie du discours politique  et du mépris  des gouvernements haïtiens  pour ces petits producteurs qui investissent des sommes astronomiques dans la terre sans encadrement technique et économique. C’est un ancien haut cadre du MARNDR qui écrit:"Une activité majeure  concernant la stratégie de lutte des paysans contre la sécheresse  est la culture des tubercules dont l’igname qui engage des investissements dépassant le milliard de dollars á travers  tout le pays. Cette culture est a la fois génératrice d’espoir ou de deuil , si les gouvernements haïtiens  prennent ou n’y prennent  pas garde". 

Dans le présent article seront  décrites les contraintes á  lever pour la production de l’igname tout en garantissant les investissements lourds consentis par le gouvernement pour le développement durable d’autres affaires dans les plaines  côtières du pays.

Compte d’exploitation  yanm/has  en culture améliorée
Article
H/j
Px unitaire  gdes
Prix  1 has gdes
Sarclage nettoyage
28
250
  7.000
Fouille trous
88
250
22.000
Virage /traitement trous
40
250
10.000
Pose 500 tuteurs
5
250
   1250
Plantation
40
250
10.000
Grattage (3)
84
250
21.000
Marage
66
250
16.500
Fertilisation  3
15
250
  3.750
Aspersion
15
250
3.750
Récolte/transport
60
250
15.000
Cout total main oeuvre
441
250
110.250




Cout des Intrants
Article
Quantité
Cout unitaire gdes
Cout /has
Investissement
de départ
Tuteurs tuyaux 11/2
50
3.000
    7.500
150.000*
Rouleaux fil ligature
3
750
       750
2.250*
Paniers Plans yanm
287
1000
287.350
287.350
Engrais
16
900
  14.400

Diazinon
6 livres
1000
    6.000

Dithane
12 livres
1500
  18.000

Nematicide
130 kilos

  26.000

Pompes/
1 pompe
3500
       700

Total


362.250



Avantage de la culture de l’igname
1-Capital monétaire.
Il existe  aujourd’hui plus de 60.000 has d’igname cultivés en compagnonnage avec le chou et  le malanga. Pour être plus modeste en restant dans les anciennes statistiques    on considérera le chiffre traditionnel de 30.000 has de plantations d’igname. Sans intervention du MARNDR, un has d’igname fournit 180 h/j  de travail. Avec l’intervention éclairée du MARNDR qui exclue l’assistance économique mortelle  des ONG et de la coopération étrangère, un has d’igname fournira 441 H/j de travail.  30.000 has d’igname  en culture traditionnelle  dégagent un emploi de  5 millions  400 mille  h/j et 13  milliards 314  millions 239 mille H/j en culture modernisée. A 250 gdes  la journée de travail, cela fait une circulation respective  d’argent d’un milliard  trois cent cinquante millions et de trois milliards 314 millions 750 mille  gourdes dans l’emploi., commercialisation exclue.

S’agissant des semences  d’ignames , les  30.000 has dégagent une circulation d’argent de (287.250 gdes X30.000 has)  8 milliards 600 millions  gdes  .

La paysannerie  ne dépense pas cet argent qu’elle  n’a pas, mais elle fournit la moitié  de cette valeur  en énergie qui est sa force de travail et elle  conserve chaque année les plans d’igname devenus super chers..

Au total le paysan engage annuellement presque 11 milliard de gourdes pour cultiver  30.000 has d’igname. En toute vérité   les politiciens qui gouvernent le pays ou qui parlent  quotidiennement á la radio  devraient se sentir coupables  á chaque inondation  car ils ont leur part de responsabilités dans la vulnérabilité de la population du pays en exposant un tel capital aux risques politiques et en parlant toujours « aloral. ».

Igname  comme élément  de Stratégie de lutte  contre l’insécurité alimentaire et la sécheresse.
Les tubercules dont l’igname sont un élément de lutte paysanne  contre l’insécurité alimentaire et la sécheresse. L’igname  comme culture a 60%  de chance de réussite  sur les autres cultures en cas de sécheresse prolongée .Elle a survécu au détriment du café et du cacao face aux fluctuations mondiales des prix . La récolte de l’igname fournit les revenus pour l’achat d’autres commodités.

Culture parcellaire
L’igname est la seule culture dont la conduite sur des micro parcelles de l’ordre  d’un trente deuxième á  un seizième d’has procure un revenu assez décent lorsque les services publiques essentiels de l’état sont disponibles dans la zone de  production.

Désavantages de la culture de l’igname
-Culture fouillée
C’est une culture fouillée plus  dangereuse que la culture  sarclée. Elle encourage l’érosion des terres arables et facilite l’inondation des plaines et des plages avec toutes les conséquences que l’on connaît’
Elle a peur du vent qui dessèche le sol et déchire ses feuilles  .Le vent fait baisser les rendements
Elle est la culture de déboisement  par   excellence  parce qu’elle a besoin de tuteurs. Son expansion dans les montagnes  humides a entrainé  la disparition des racks bwa  qui réduisent l’érosion et qui constituent une source de combustibles pour la cuisson des aliments.
Elle exige  beaucoup de débours .  Sans crédit, les chances sont grandes que les rendements  diminuent considérablement parce que les soins et pratiques culturaux  ne seront pas faits á temps.

Politiques publiques á  mettre en place
Exploitant la motivation des besoin de nourriture  et de travail de la population  qui est la  motivation la plus forte qui pousse l’exploitant agricole á planter même après l’arrivée tardive des pluies saisonnières,  les politiques publiques á  mettre en place dans un contexte de programmes de remboursement en aliments  de la dette du  PetroCaribe dans le cadre de la culture de l’igname pourront être les suivantes :

 1-Reboisement obligatoire des zones de production d’igname avec le bambou comme brise vent
Toutes les zones de production d’igname doivent être protégées  obligatoirement en bambou, parce que cette plante  non seulement a plusieurs finalités économiques , mais elle a la propriété de  protéger le sol contre l’érosion et  d’empêcher la déchirure ou la brulure des feuilles d’igname par le vent
2-Création d’une force de police environnementale  de 28,500 têtes  á raison de 50  par sections communales.
 Cette police serra en charge de la surveillance des plantules de reboisement et des pénalités encourues par le premier contrevenant  á la survie des plantules de bambou
3-Création d’une banque de développement agricole et industrielle pour la culture de l’igname
4-Crédit de substitution de tuteurs
Une politique de crédit a long terme visant á remplacer les tuteurs en branches d’arbres et d’arbrisseaux par la culture en palissade en  utilisant les pieux  en tuyaux galvanisés et du fil de fer a ligaturer
5-Publication d’un code de l’igname comme culture stratégique de sécurité  nationale incluant  la promotion, la protection, la production, la commercialisation et l’exportation pour faciliter la gouvernance agricole locale.
6-Renforcement des structures du MARNDR dans chaque section communale (Augmentation des  budgets de fonctionnement et d’investissement)
7-Redéfinition des rôles et des interventions du combiné  assistance technique externe /ONG dans l’agriculture. »Nou pa bezwen okenn etranje  sou teren an ,yo montre nou deja enkonpetans yo «  Pro Huerta  Argentine.Projet Winer,DEFI, PADF etc…»
9-Préparation d’un plan de 10 ans de production d’igname

Faisabilité de programme
 Un programme  d’igname pour rembourser la dette Petro Caribe doit commencer aujourd’hui même..Seul un pays reconnaissant comme  le Venezuela  peut aider Haïti á le faire. Il s’inscrit dans une logique  de reconstruction d’Haïti et de reconsidération de l’aide externe .Un piqué  vertical du  gouvernement Lamothe pour laisser  la stratosphère vertigineuse  des projets  politiciens  et pour faire un  atterrissage á l’horizontal sur le terrain réel des besoins économiques et sécuritaires  de la population est de toute urgence pour exécuter ce programme d’igname..Fok nou ateri politikman  kanmenm.Si nou pa ateri, nou pap ka fel.
.
4 juillet 2013

mardi 2 juillet 2013

QU'EST-CE QU'HAITI A A VENDRE A LA ZONE ECONOMIQUE PETROCARIBE

Qu'est-ce qu'Haïti a à vendre à la Zone économique PetroCaribe ?
Le Nouvelliste | Publié le :01 juillet 2013
 Nesmy Manigat
/
Sceptiques pourraient être tous les Haïtiens face à cette question quand on connaît la capacité actuelle de production et de compétitivité de notre secteur agricole. Pourtant, le gouvernement et les producteurs ne devraient pas passer à côté de cette question, car il s'agit d'abord de savoir comment rembourser au moindre coût aujourd'hui un milliard de dollars que nous devons collectivement au Venezuela. Une seconde vie pour PetroCaribe En effet, les pays unis par l'Accord énergétique de PetroCaribe ont remboursé en 2012 près de 800 millions de dollars de leur dette en nature principalement en vendant au Venezuela le surplus de leur production agroalimentaire. Certes, le Venezuela, qui connaît des problèmes au niveau de sa production agricole, a importé l'an dernier pour près de 8 milliards de dollars de produits alimentaires. Un marché de plus en plus intéressant pour ces pays signataires de l'AEP. Il n'est donc pas étonnant que le gouvernement vénézuélien, pressuré par à la fois l'opposition et les membres, soit aujourd'hui à la recherche d'une plus grande efficacité et d'un plus grand retour sur investissement de ce dispositif de « crédit- fournisseur » qui le prive de plusieurs milliards de trésorerie par an. Ce geste de solidarité inestimable, qui a permis à plusieurs pays d'assumer un agenda pro-pauvre à travers la mise en oeuvre de plusieurs projets sociaux, montre des signes d'essoufflement et doit retrouver une nouvelle légitimité, au Venezuela même. Si Chavez en avait fait un instrument de solidarité régionale et de leadership du Venezuela dans la zone, son successeur semble déterminé à transformer ce qui jusqu'à présent est connu comme l'accord énergétique PetroCaribe en la Zone économique PetroCaribe (ZEP) de façon à promouvoir les échanges commerciaux entre ces 18 pays. La Bolivie et l'Equateur ont été aussi invités à prendre part à ces échanges. Il s'agit, en plus du domaine énergétique, de renforcer les échanges commerciaux, dans le domaine agricole, du tourisme et des moyens de transport régionaux entre tous ces pays. A Managua, lors du 8e sommet des chefs d'Etat pour traiter de la ZEP, une place spéciale a été accordée à la dimension sociale et culturelle, sur la demande de la délégation haïtienne, une proposition qui fut fortement supportée par le Venezuela. Très bonne nouvelle pour les pays ayant une offre exportable compétitive, extensible. Très bonne nouvelle pour le Venezuela qui s'assure de la régularité de son approvisionnement et d'une utilisation des fonds de PetroCaribe dans des secteurs en complémentarité avec son économie. Un agenda plus complexe et plus laborieux Le succès de PetroCaribe, en plus de son agenda régional à la fois pro-pauvre et pro-investissements, a été jusqu'à présent sa simplicité et le peu de mécanismes bureaucratiques dans le cadre des échanges. Aussi, les observateurs questionneront la capacité réelle des pays de la région à gérer des mécanismes commerciaux complexes, quand on sait comment s'est terminé le projet pharaonique de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) ou encore le marché commun de la Caricom qui tourne depuis des décennies presque à vide. Cette fois, les principaux leaders de la région plaident pour un accord qui mise sur l'expérience « non bureaucratique » de PetroCaribe. Ceci suppose malgré tout que ces différents gouvernements, en plus de leur diplomatie, mettront en place des équipes de professionnels aguerris et dédiés à la gestion de ce nouveau mécanisme d'intégration du commerce régional. Tout ceci fait défaut à Haïti, plus rompue aux schémas d'échanges préférentiels (CBI, HOPE, UE/ACP...) et disposant de peu de cadres et d'expériences dans le domaine. Il restera aussi et surtout la mobilisation du secteur privé comme défi. En effet, en plus des réunions et accords entre chefs d'Etat et de gouvernement, ce sont des alliances stratégiques et l'existence de réseaux d'affaires, entre producteurs, entrepreneurs de la région qui importent. Ils sont les vrais acteurs invisibles de tous ces sommets dans le cadre des échanges commerciaux. Certes, Haïti a réussi le pari de proposer et d'obtenir l'organisation de la prochaine réunion de PetroCaribe au mois de septembre pour faire avancer le travail les groupes thématiques retenus à Managua. Mais, plus qu'un défi logistique, il s'agira d'une opportunité historique d'être au coeur d'une innovation d'intégration régionale, même si dans l'immédiat le pays a très peu à offrir. Une véritable chance pour le pays d'influencer l'agenda économique régional en étant force de propositions. Pas de raccourcis pour Haïti, mais une occasion de réformes. En dépit des faiblesses structurelles de l'appareil productif, Haïti ne saurait ignorer cette opportunité, même si les étapes, avant d'en prendre avantage, sont multiples. Il n'y aura pas de raccourcis possibles. Tout est déjà dit ou presque, sur ce qu'il y a lieu de faire dans des études et documents de stratégies sectorielles conçus depuis des années (réforme agraire, financement, organisation, appui et renforcement des producteurs, expertise, laboratoire de qualité, pistes agricoles, logistique, conditionnement...). Plus rien n'est à inventer. A ce sujet, il ne serait pas prudent pour le gouvernement de monter une opération rien que pour le Venezuela ou la ZEP. Il s'agit une fois pour toutes de réorienter l'utilisation des fonds de PetroCaribe et de financer le lancement de notre machine agricole qui devra faire l'équilibre entre l'autosuffisance alimentaire et une offre agroalimentaire exportable. Les deux scénarios ne sont pas exclusifs, comme le pensent certains, car on n'est pas seulement obligé de vendre que son excédent de production. On peut démarrer avec une offre ciblée dans des domaines où on pourrait avoir un avantage compétitif. C'est le cas du miel, de l'ananas, des mangues, des fruits de mer, etc. Tout un programme qui reposera la question de la cohabitation d'une stratégie d'industrie de substitution à l'importation et de la promotion d'offre agricole exportable. Tout un programme qui remettra à l'ordre du jour la régulation des frontières, un cadre commercial incitatif, un régime tarifaire adéquat, un taux de change réaliste. Tout un programme qui reposera avec acuité le défi de la décentralisation, de la qualité des investissements dans les zones rurales et la place de la paysannerie traditionnelle, etc. Tout un programme qu'aucun gouvernement ne saurait réussir seul sans mobiliser le reste du pays, dans une agriculture mondiale devenue presque un secteur tertiaire misant de plus en plus sur la recherche universitaire et les techniques de marketing moderne pour survivre. Bref, une opportunité qui invite à un dialogue sur ce secteur.
Nesmy Manigat

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